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Dominic Vachon : Ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
La qualité de l’eau du fleuve Saint-Laurent est grandement influencée par les Grands Lacs, mais aussi par ses multiples tributaires, la plupart grandement affectés par les activités humaines. Ceux-ci exercent donc une grande influence sur l’intégrité des écosystèmes du fleuve Saint-Laurent. De plus, la physico-chimie de ses masses d’eau a un impact non négligeable sur le fonctionnement des écosystèmes situés en aval, tels l’estuaire moyen et le golfe Saint-Laurent. Dans cette perspective, le ministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs suit depuis les années 1990 plusieurs variables physico-chimiques des masses d’eau du fleuve entre Valleyfield (ouest de Montréal) et l’île d’Orléans (pointe ouest). Le suivi actuel consiste en sept transects (rive nord-rive sud) de trois stations chacune, et six stations uniques, pour un total de 27 stations. Cette communication a pour but de présenter la variabilité spatiale (amont-aval), la variation saisonnière ainsi que les tendances à long terme des différentes variables physico-chimiques, notamment l’azote, phosphore et le carbone. Les résultats présentés contribueront à la réflexion sur les enjeux émergents en lien avec la physico-chimie des eaux du fleuve Saint-Laurent.
Partout dans le monde, les écosystèmes aquatiques continentaux (rivières, lacs, fleuves) s’enrichissent en matière organique et en nutriments en réponse à des changements sur le plan du climat, de l’utilisation du territoire ou de la gestion de l’eau. À l’autre bout du continuum terrestre-aquatique, d’importantes superficies d’eaux faiblement oxygénées (hypoxiques) et acidifiées sont détectées dans les fonds estuariens. Dans tous ces écosystèmes, ces tendances sont associées à un ou à plusieurs des symptômes : proliférations d’algues toxiques ou nuisibles, réduction des rendements de pêche et dégradation générale de la santé des écosystèmes aquatiques et des services (par exemple irrigation, potabilité, loisirs) qu’ils procurent. Les bassins versants et les eaux du Saint-Laurent ne font pas exception. Dans le Saint-Laurent comme ailleurs, ces enjeux sont liés, mais demeurent mal compris, car ils sont souvent étudiés en vase clos et se concentrent sur des compartiments particuliers d’un écosystème immense drainant un territoire de plus d’un million de kilomètres carrés. Il est donc urgent de mieux comprendre les sources de nutriments et de matières organiques, leur rétention et leur transformation ainsi que leurs impacts sur les processus biologiques, chimiques et physiques dans les différentes portions du fleuve, y compris son bassin versant, d’une façon intégrée.
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