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Ariane Bélanger-Gravel : Université Laval
Objectif : Cette analyse vise à examiner les réponses cognitives (pensées spontanées) d’adultes québécois après avoir été exposés à différents messages motivationnels sur le transport actif à vélo. Méthode : Cette étude est une analyse de données secondaires à partir d’une étude expérimentale visant à tester l’effet de messages sur la réception des individus. Les répondants ont été recrutés aléatoirement dans les régions métropolitaines de Montréal et de Québec via le panel web d’une firme de sondage. Les réponses cognitives ont été codifiées par deux codeurs et une codification finale (valence et cible) a été atteinte par consensus. Les données ont été récoltées par questionnaire. Résultats : Au total, 417 répondants ont généré 983 réponses cognitives. Parmi celles-ci, 539 étaient positives, 316 étaient négatives et 128 étaient neutres. Deux-cent-trente-cinq concernaient directement les messages véhiculés (66,7% positives), alors que 279 concernaient le comportement ciblé (72,1% positives). Une ANCOVA montre des différences significatives dans les réponses cognitives selon des segments d’intérêt (combinaison du statut de cycliste, le niveau d’activité physique général et l’intention) pour les communications futures. Conclusion : Cette analyse suggère une réception somme toute favorable à différents messages visant la promotion du transport actif à vélo. Toutefois, certains segments de la population seraient plus enclins que d’autres à réagir positivement aux messages.
Les habitudes de vie sont les actions que nous entreprenons à l’égard de notre santé, comme pratiquer une activité physique et manger sainement. À l’heure des changements climatiques, la santé humaine est mise à mal, notamment en raison de la détérioration de nos habitudes de vie. En effet, les récents rapports du Lancet concluent que « l’état de santé de la prochaine génération d’humains dépend de la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et du niveau de résilience des systèmes de santé ». Par exemple, la chaleur extrême a un effet direct sur la physiologie humaine et sur la capacité à être physiquement actif et à bien dormir. De plus, des effets indirects comme les catastrophes naturelles peuvent avoir un impact sur notre alimentation; elles peuvent aussi influencer l’activité physique par la détérioration des infrastructures, des pistes cyclables et des voies piétonnes. Inversement, nos habitudes de vie pourraient elles aussi augmenter notre empreinte carbone (quantité de CO2 rejetée dans l’atmosphère issue d’activités humaines) et avoir une incidence significative sur le changement climatique. En d’autres termes, ce n’est pas parce qu’une habitude de vie est saine qu’elle est durable. À l’échelle individuelle et collective, la littérature montre que les deux actions qui peuvent avoir les plus grandes retombées sur l’atténuation du climat sont : la réduction de la consommation de viande et le passage des déplacements motorisés aux transports actifs. Cela étant, la promotion des habitudes de vie pourrait avoir une contribution importante à l’adaptation au changement climatique si nous continuons à développer des interventions qui misent sur la résilience individuelle et communautaire. Comme nous ne sommes pas tous égaux à l’égard de cette réalité, il demeure impératif de réfléchir à de nouvelles façons de promouvoir de saines habitudes de vie qui peuvent contribuer à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, en tenant compte des enjeux d’équité.
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