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Said Ghezal : Université Ziane Achour de Djelfa
Le ChatGPT est une application produite par OpenAI à la fin novembre 2022 et qui en une semaine, après son apparition a réussi à atteindre plus d’un million d’utilisateurs. Il est évident, que ce déferlement technologique entraine, en grande partie, une appréhension grandissante vis-à-vis la mise en application de cette intelligence artificielle. Toutes ces inquiétudes sont justifiées par l’usage de cette application conversationnelle comme instrument de plagiat et de triche, or, certains pédagogues limitent les mauvaises applications de cet instrument, d’ailleurs comme tous ses prédécesseurs, par la mise en place d’un ensemble d’instructions données aux apprenants pour réguler son usage.
Ce travail de recherche se propose de répondre à la problématique suivante : Quels impacts potentiels peuvent avoir l’usage du ChatGPT comme outil d’IA sur les pratiques pédagogiques des étudiants universitaires ? Cet outil est-il une menace pour l’éducation traditionnelle ? Comment agit-il sur la rédaction académique et la recherche scientifique ? Le ChatGPT pourrait-il être un outil efficace pour l’enseignement et apprentissage des langues ? Notre public visé est constitué d’un ensemble d’étudiants (256 étudiants) de Master 2 français spécialité sciences du langage de l’université Ziane Achour de Djelfa en Algérie de l’année 22-23. Pour répondre à toutes aux questionnements posés dans la problématique, nous avons opté pour une analyse quantitative en adoptant l’enquête par questionnaire.
La pandémie mondiale a forcé les groupes apprenants ainsi que les corps enseignants et formateurs à se tourner brusquement vers l’apprentissage en ligne et la formation à distance, tandis que les travailleur·euse·s du monde entier ont dû massivement adapter leur activité de travail à la réalité du télétravail. Accélérés par les récentes avancées technologiques, ces nouveaux modes d’organisation, maintenant bien ancrés dans notre quotidien, brouillent les frontières des espaces à la fois physique et numérique, présentiel et virtuel, individuel et collectif, personnel et professionnel. En éducation et en formation, ces espaces multiples qui configurent le territoire de l’apprendre sont transformés par cette place grandissante que prend le numérique et l’intelligence artificielle. Le territoire de l’apprendre peut être défini par un ensemble pluriel d’espaces physiques et numériques délimités par des frontières sur lesquels les apprenants et enseignants ont une emprise et au sein desquels s’ancrent les activités d’enseignement et d’apprentissage de manière formelle et non formelle (Paquelin, 2021). Comment les technologies émergentes telles que le Métavers, la réalité virtuelle, la réalité augmentée ou les agents conversationnels transformeront-elles ce nouveau territoire de l’apprendre du point de vue de l’apprentissage et de la formation? Comment assurer une transformation de ce territoire de l’apprendre à la fois équitable, inclusive, accessible, sécuritaire et durable? Comment soutenir chaque personne apprenante dans l’édification de ce territoire en lui permettant de relier des espaces-temps sociaux fragmentés? Comment l’appuyer dans la redéfinition de son territoire de l’apprendre pour qu’il soit à la fois personnalisé, capacitant et adaptable à ses besoins de formation tout au long de la vie? L’objectif de ce colloque est d’explorer ce nouveau territoire de l’apprendre en engageant un dialogue entre les présentateur·trice·s et les participant·e·s.
Titre du colloque :