pen icon Colloque
quote

Utilisation de l'intelligence artificielle pour l'analyse des aléas associés à la dynamique géomorphologique des rivières au Québec

MG

Membre a labase

Marco Gava : Université Concordia

Résumé de la communication

Considérant la taille du territoire et la diversité des processus fluviaux, il est difficile et coûteux d'évaluer les risques liés aux aléas fluviaux pour l'environnement bâti et les infrastructures routières pour l’ensemble des cours d’eau du Québec. Ce projet vise à utiliser un modèle d’intelligence artificielle de type Random Forest intégrant une gamme de variables géomorphologiques d’échelles contrastées (locale, tronçon et bassin versant) pour produire une évaluation préliminaire des tronçons où sévissent les aléas fluviaux et pour lesquels une évaluation plus approfondie pourrait être réalisée. Le modèle valorise des indicateurs présents dans les bases de données du gouvernement du Québec (principalement dans le Cadre de Référence Hydrologique du Québec, CRHQ).

Le modèle a été entraîné dans 3 bassins-versants pilotes (Nicolet, Du Gouffre, Cascapédia). Les résultats du modèle sont fournis pour chaque point de référence (aux 100 m) du CRHQ en termes de présence/absence d'inondation ou d'érosion et le type d’érosion avec un niveau de confiance. Cet exposé présentera la méthodologie, incluant l'extraction et le traitement des variables utilisées pour prédire les aléas, la collecte des données de terrain, ainsi que le processus d’entraînement et de prédiction de l'outil. Le modèle a été validé à l’aide d’observations sur le terrain dans les bassins pilotes, avec un taux de succès de 81% pour l’inondation, de 85% pour la présence d’érosion et 90% pour le type d’érosion.

Résumé du colloque

Réévaluer les risques ?

Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.

La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :