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Vers l’amélioration d’indices de vulnérabilité aux aléas naturels pour les acteurs du territoire : un outil à la pertinence tributaire du contexte

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Brice Lesouëf : UQAR - Université du Québec à Rimouski

Résumé de la communication

Malgré une recherche foisonnante sur la vulnérabilité aux risques naturels, l’opérationnalisation du concept en outils d’aide à la prise de décision reste problématique. Les indices et leur expression cartographique restent le format privilégié pour saisir la vulnérabilité comme « variable latente ». Une première étape de revue de littérature interroge la pertinence de ces indices pour les différents acteurs des territoires. Les méthodes attestant d’un usage et/ou d’une utilité ont fait l’objet d’une analyse mixte quantitative et qualitative afin d’isoler des critères nécessaires ou favorisant la pertinence. A l’exception de l’usage d’un support cartographique, les choix lors des étapes de construction d’un indice ne semblent pas déterminer la pertinence auprès des potentiels utilisateurs finaux. C’est bien le contexte des sites étudiés qui influe le plus, et secondairement la communication entre chercheurs et acteurs des territoires. Cette hypothèse est renforcée par les résultats obtenus lors d’entretiens semi-dirigés auprès de chercheurs et gestionnaires des risques côtiers français et québécois. La diversité des missions et opinions au sein d’un même territoire nécessite la prise en compte du cadre réglementaire et des systèmes de représentations, ce que ne permet pas des approches se voulant plus universalistes.

Résumé du colloque

Réévaluer les risques ?

Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.

La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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