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Vulnérabilité aux aléas côtiers le long de l’estuaire du Wouri (Cameroun)

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Raphael Onguene : Université de Douala

Résumé de la communication

Dans un contexte de changements climatiques impliquant davantage d’aléas naturels, les rivages de l’estuaire du Wouri, au Cameroun, sont de plus en plus exposés à l’érosion aux submersions et aux inondations, malgré la protection de la mangrove. Or l’agglomération de Douala située le long du Wouri est en forte croissance urbaine ce qui accroît le niveau de vulnérabilité.

Afin de renforcer les capacités d'adaptation des populations, une cartographie de la vulnérabilité aux aléas côtiers a été appliquée à trois sites tests à l’aide d’un calcul d’indice original et adapté localement. Pour chaque secteur de 200 m de long, les enjeux humains, socio-économiques et environnementaux potentiellement exposés à l’érosion et aux inondations ont été caractérisés selon 8 paramètres. Le niveau d’adaptation a aussi été évalué à l’aide de 7 paramètres. Les acteurs du territoire ont été invités à pondérer l’importance relative de ces 15 paramètres dans la mesure où cet outil de diagnostic leur était destiné.

Malgré les limites de la méthode inhérente au manque de données, cet indice, qui a vocation à être réutilisé dans d’autres secteurs du Wouri, pourra servir d’outil d’aide à la décision pour les acteurs de l’aménagement de ces territoires en distinguant des secteurs plus ou moins vulnérables aux aléas côtiers de la ville de Douala.

Résumé du colloque

Réévaluer les risques ?

Les incendies de forêts et les vagues de chaleur constituent une nouvelle menace pour les sociétés humaines. Si le Québec a été quelque peu épargné dans les dernières années, les épisodes de canicules en Colombie-Britannique en 2021 et en Europe de l’Ouest en 2022 doivent sérieusement être considérées dans une réévaluation des risques au Québec et la mise en place de mesures d’intervention nouvelles dans un avenir proche. Ces mesures doivent renforcer des politiques de prévention, pas suffisamment ambitieuses au regard des nombreux scénarios de réchauffement annoncés par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), et par diverses études scientifiques. Les vagues de chaleur extrême sont responsables d’une morbidité accrue et de décès chez les populations les plus vulnérables. Les canicules s’accompagnent de sécheresses qui déclenchent, à leur tour, des incendies de forêts. Par ailleurs, il ne faudra pas lever la surveillance sur les autres risques considérés comme récurrents. La cartographie des zones inondables est à parfaire et les modèles de prévision sur les périodes de retour des crues extrêmes à améliorer.

La gestion des risques est une opération continue que ce soit en prévision, en préparation ou en intervention. Par ailleurs, la nouvelle réalité impose des mesures d’adaptation constantes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 10 mai 2023

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