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Dave Poitras : Université de Montréal
Le Royaume d’Hyrule est gouverné par une monarchie ancienne : la famille royale d’Hyrule, descendante de la déesse Hylia. Représentante du groupe ethnique des Hylians, elle règne sur Hyrule, une terre où plusieurs groupes ethniques et tribus résident en paix relative. L’objectif de cette communication est de réaliser une analyse ethnosymbolique du Royaume d’Hyrule : ses mythes fondateurs et ses symboles, et la manière dont ceux-ci sont mobilisés par la famille royale d’Hyrule pour régner sur le territoire. En se penchant subséquemment sur la manière dont chaque groupe ethnique et tribu d’Hyrule définissent et s’organisent sous leur propre gouvernement local tout en dévouant leur allégeance à la famille royale, il sera question d’examiner en quoi le Royaume d’Hyrule, aussi fantastique soit-il, permet de réfléchir aux possibilités de gouvernance d’une confédération abritant nombre de groupes ethniques.
L’univers des superhéros prend désormais une place considérable dans l’univers culturel et social des Québécois. Qu’il soit adapté à l’écran ou qu’il se révèle sur papier, au moyen des créations cinématographiques à grand déploiement, des séries télévisées, des bandes dessinées, des romans, etc., il semble appartenir désormais à l’imaginaire culturel québécois. Si les productions issues de cet univers s’avèrent majoritairement américaines, les superhéros et le monde dans lequel ils s’articulent demeurent nonobstant significatifs dans l’univers social québécois. Dès lors, il s’avère important de questionner dans quelle mesure l’analyse du cosmos superhéroïque peut être fructueuse pour consolider et développer les savoirs dans les sciences sociales. Dans quelle mesure est-il pertinent de s’appuyer sur un univers issu des comics et est-ce que cela peut effectivement permettre de porter un regard nouveau et pénétrant pour l’étude de la représentation des rapports sociaux ? Un colloque permettant de libérer un espace de recherche et de découverte centré sur l’univers des superhéros pourrait dès lors permettre de répondre à cette question, ainsi qu’à plusieurs autres. Dans quelle mesure l’univers des superhéros, mais également celui des supervilains, est-il un objet social en soi, et dans quelle mesure cet univers est-il un outil d’analyse pertinent, et peut-être même un outil d’enseignement dans un cadre pédagogique en sciences humaines et sociales ? Est-il plausible que le monde politique et social dépeint dans l’univers des superhéros puisse mettre au jour, dans le monde qui nous est contemporain, certaines subtilités dans la manière dont sont configurées nos relations sociales, et plus largement certains des rapports sociaux animant notre société ? Dans un esprit dialogique, dans quelle mesure la reconfiguration des rapports sociaux dans le monde réel est-elle à même de transformer les produits de l’univers des superhéros ?
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