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Josianne Parent : UQAR - Université du Québec à Rimouski
À la fin du primaire, plusieurs élèves québécois éprouvent des difficultés importantes à appliquer les règles d’accords (Boivin et Pinsonneault, 2018; Daigle, Ammar et Montésinos-Gelet, 2013; Lefrançois, 2009). Pour effectuer des accords grammaticaux réussis, le scripteur doit raisonner et réfléchir sur la langue (Nadeau, 1995), ce que l’on appelle la réflexion métalinguistique. La réflexion métalinguistique des élèves peut être observée par leurs verbalisations, notamment lorsqu’ils utilisent un métalangage grammatical ou lorsqu’ils ont recours à des procédures morphosyntaxiques, telles que des manipulations syntaxiques (Boivin, 2014). Or, les élèves en difficulté produiraient moins de verbalisations que les autres élèves et utiliseraient moins de procédures de type morphosyntaxique (Ouellet et al., 2010). Les orthopédagogues, qui interviennent auprès d’élèves en difficulté, devraient ainsi privilégier des approches qui amènent les élèves à développer leur réflexion métalinguistique (Ouellet et al., 2010). C’est dans cette optique que nous avons réalisé une recherche-développement où nous avons développé et mis à l’essai un dispositif de négociation morphosyntaxique, en contexte d’orthopédagogie, visant l’amélioration de la réflexion métalinguistique d’élèves du 3e cycle du primaire ayant des difficultés en morphosyntaxe. Au cours de cette présentation, nous exposerons la démarche de développement suivie ainsi que les principaux résultats qui émergent de cette recherche.
L’apprentissage du français passe, pour le meilleur et pour le pire, par l’apprentissage explicite de la grammaire et de l’orthographe. Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire, et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités. Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous. Ce colloque, dont c’est la 3e édition, vise à réunir des chercheurs et des praticiens autour de la question de l’enseignement et de l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe à tous les niveaux. Trois axes sont ainsi proposés : le premier a trait à l’apprenant, le second est centré sur les pratiques enseignantes et le troisième est consacré à la formation enseignante.
Axe 1 – L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2 – Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3 – La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignants, l’accompagnement et la formation des enseignants, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
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