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Nathalie Boucher : Organisme Respire
S’inscrivant dans l’anthropologie et l’ethnographie spatiale, cette étude a examiné l’usage des espaces publics par plusieurs groupes sociaux, focalisant sur leur expérience de la ville, et leur sociabilité au quotidien. Bien que les parcs de Saint-Léonard soient reconnus par les aîné.e.s et les intervenant.e.s communautaires pour leur qualité (grands, verts et bien équipés), les jeunes trouvent que les parcs sont vides, peu arborés, mal entretenus et peu attrayants. Les jeunes occupent l’espace public à leur façon, en investissant des cours d’écoles, des devantures de commerces ou encore des stationnements. Or, les activités des jeunes telles que jouer, chiller, boire, manger et écouter de la musique sont souvent perçues comme déviantes aux yeux des adultes et des figures d’autorité, puisqu’elles sont pratiquées dans des espaces et des moments jugés inappropriés pour ce faire. Pour refléter cette réalité, nous proposons la cartographie des espaces négatifs qui sont des espace-temps où se manifeste une inéquation entre la représentation d’un lieu et les comportements exprimés par un groupe social. Cette cartographie révèle en autre un enjeu du droit à la ville ainsi que des problèmes structurels de l’appareil municipal. Nous espérons sensibiliser l’appareil municipal de la nécessité d’intégrer le vécu des populations dans la planification des parcs afin de les rendre des lieux riches en biodiversité et signification culturelle.
Les parcs urbains, figures socio paysagère en constante évolution, se voient élevés au rang d’infrastructures vertes essentielles de nos villes. Un important changement de paradigme s’opère dans la planification et la gestion des parcs urbains alors que leurs rôles ne se limitent plus à la récréation et la « bienséance » de l’espace vert, mais s’élargit à la conservation, l’inclusion, la réconciliation, l’expérimentation, l’adaptation et la lutte aux crises environnementales. Investir dans des espaces verts urbains plus durables et y créer des aménagements dans ce sens, c’est investir dans la lutte et dans l’adaptation face aux crises climatiques.
La session s’intéressera aux nouvelles pratiques et préoccupations, ainsi qu’au changement de paradigme auxquelles sont confrontés les parcs urbains pour affronter les crises environnementales conjointes, soit celle de biodiversité et des changements climatiques. De nouvelles tendances, préoccupations et priorités émergent : 1) la création de mosaïques d’habitats et de corridors écologiques dans les projets d’aménagement pour soutenir la biodiversité; 2) le calcul des services écosystémiques et des bénéfices économiques et de santé liés à la nature; 3) la diversité des milieux et des usages; 4) l’adoption de la gestion différenciée; 5) l’augmentation de la forêt à trois strates; 6) le retour et la conservation des espèces végétales indigènes; 7) le contrôle des espèces envahissantes; 8) l’interdisciplinarité pour la création de ces paysages complexes par exemple; et 9) la déminéralisation des surfaces minérales. Cette session s’intéressera donc à ces changements qui s’opèrent et à ces pratiques qui prennent de l’importance dans l’aménagement des parcs urbains. Le cadre mondial sur la biodiversité adopté à la COP15 à Montréal de même que l’approche Nature-Based Solutions seront au cœur des discussions qui prendront appui sur l’exemple du parc Jean-Drapeau, un territoire inscrit dans ce mouvement de redéfinition des espaces et des rôles des parcs urbains. La session présentera des pratiques et des recherches inspirantes pour nous guider dans ce changement de paradigme et de vision des parcs.
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