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Tobaa Ahmad : Université de Montréal
Le vocabulaire constitue un prédicteur de réussite dans le cheminement scolaire des élèves (Chiappone, 2006). Chaque discipline scolaire possède un vocabulaire spécifique qu’il convient d’acquérir pour assurer les apprentissages disciplinaires. Dans notre étude, les concepts mathématiques abordés qui relève de l’arithmétique sont le nombre, le nombre pair et impair, le groupement et la relation d’égalité.
Cette communication, découlant de notre recherche de maîtrise, a pour but d’illustrer l’intérêt du recours à un réseau littéraire qui, dans le cas de notre mémoire, regroupe les albums jeunesse d’auteurs japonais (Montésinos-Gelet, 2019). Ce réseau intègre de nombreuses activités mathématiques ayant pour but de travailler le réinvestissement des mots appris afin de favoriser la rétention du vocabulaire disciplinaire. Les mêmes concepts mathématiques sont travaillés plusieurs fois au sein des albums. Selon Anctil et Proulx (2017), rencontrer un mot une seule fois ne permet pas aux élèves de se l’approprier.
Ce réseau a été mis à l’essai dans une classe du premier cycle du primaire, de manière à recueillir les rétroactions de l’enseignante quant à sa pertinence et quatre élèves ont été rencontrés en entretien pour évaluer leur appropriation des concepts travaillés. Nos résultats montrent que le réinvestissement du vocabulaire disciplinaire contribue à favoriser sa rétention et à une meilleure compréhension conceptuelle en arithmétique.
Depuis quelques années, en observant certaines initiatives professionnelles, il semble y avoir un désir de faire valoir l’utilisation des livres jeunesse à l’école et une envie de la part des enseignants de s’y engager. Ce constat, couplé à des recherches récentes traitant des pratiques enseignantes avec les livres jeunesse (Cuerrier, 2020), développant des outils pour favoriser l’utilisation de ces livres en classe (Desrochers, 2021) ou documentant les œuvres disponibles pour les élèves (Turgeon, Charron et McKinley, 2021), nous amène à vouloir valoriser les recherches qui s’intéressent aux livres jeunesse à l’école, et ce, selon trois questions simples : « Pourquoi? », « Comment? » et « Quoi? ». Celles-ci permettent d’observer les livres jeunesse selon différentes perspectives théoriques et méthodologiques.
En effet, certains s’intéressent au « pourquoi », donc aux raisons d’utiliser les livres jeunesse, comme recourir à des œuvres pour permettre aux élèves de différentes communautés culturelles de s’identifier (Botelho et Rudman, 2009). Cela permet de saisir le pouvoir des livres jeunesse quant à l’aspect participation de la lecture littéraire (Dufays, 2011), mais aussi à mieux connaître les autres et soi-même (Nikolajeva, 2014). D’autres s’intéressent au « comment », avec le développement de séquences didactiques pour l’appropriation de contenus scolaires, en grammaire (Thibault et Lacasse, 2019) ou en mathématiques (Desharnais, 2018). Les livres jeunesse permettent ici aux élèves de comprendre le monde qui les entoure (Nikolajeva, 2014). Enfin, d’autres traitent de l’objet-livre : le « quoi ». Certains peuvent analyser le contenu avec le système de personnages (Brisson, 2021), alors que d’autres peuvent s’attarder à la forme, comme aux effets typographiques (Duvin-Parmentier, 2018). Ces analyses permettent de couvrir l’aspect distanciation de la lecture littéraire (Dufays, 2011). Ces exemples servent à illustrer différents aspects de l’étude du livre jeunesse.
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