Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Davy Bigot : Université Concordia
L'alternance de (ça) fait que vs donc vs alors vs so en français laurentien est un phénomène qui a fait l’objet de nombreuses études. Citons, entre autres, celle de Dessureault-Dober (1974) sur le français québécois, celle de Mougeon et Beniak (1991) sur le français de l'Ontario, mais aussi celle de Mougeon et al. (2009) sur le français langue seconde. Plus récemment, Blondeau et al. (2019) ont effectué une comparaison de données recueillies dans deux corpus d’entrevues réalisées entre 2011 et 2015, auprès de locuteurs natifs de Welland (en Ontario) et de Montréal (dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve).
Dans le cadre de cette communication, nous présenterons de nouvelles données tirées du corpus Montréal Ahuntsic-Cartierville, corpus d’entrevues sociolinguistiques également collecté en 2015. L’intérêt de cette recherche est double : 1) approfondir les connaissances sur l’usage des marqueurs de conséquence en français montréalais, et 2) identifier les pratiques linguistiques contemporaines exclusives ou non aux locuteurs appartenant à deux communautés locales de Montréal.
Tout d’abord, nous décrirons brièvement l'histoire de l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, ses caractéristiques démolinguistiques actuelles et la méthodologie de notre recherche. Ensuite, nous exposerons les résultats de notre analyse sociolinguistique variationniste. Enfin, nous conclurons sur les différents points de convergence et de divergence entre nos résultats et ceux des recherches antérieures.
L’objectif de ce colloque est de rassembler les chercheur·se·s s’intéressant au français montréalais, à ses variétés et à son évolution. Notre colloque met l’accent sur la spécificité et la pluralité des variétés de français parlées à Montréal. Une meilleure compréhension de cette richesse culturelle permettra de mieux comprendre les multiples facettes des pratiques langagières montréalaises ainsi que le développement des espaces identitaires.
Alors que le français parlé traditionnel est très bien documenté (voir les bibliographies dans Thibault et Vincent, 1990; Daveluy, 1994; Blondeau, 2014), il existe très peu de données sur les pratiques langagières des francophones issu·e·s des communautés culturelles et sur l’impact de ces pratiques sur le français montréalais. Pourtant, les pratiques langagières des Montréalais ont évolué et la sociolinguistique montréalaise aborde de plus en plus les problématiques liées au plurilinguisme des locuteur·trice·s (Blondeau, 2014, 2020; Blondeau et Friesner, 2011, 2014; Blondeau et Tremblay, 2016; Lamarre, 2013), un thème de recherche aussi d’actualité dans d’autres grandes métropoles multiculturelles comme Toronto (Denis, 2020, 2022; Hoffman et Walker, 2010; Nagy et al., 2013), Paris (Fagyal, 2010, soumis; Cheshire et Gadet, 2011) et Londres (Cheshire, 2020; Cheshire et al., 2011; Cheshire et Gadet, 2011; Sharma, 2011). De plus, peu d’études se sont intéressées à l’acquisition des traits du dialecte local par des francophones originaires d’autres pays de la francophonie et à l’impact des changements sociétaux sur la langue, particulièrement en ce qui a trait à la question des identités de genre.
Conférences
Hélène Blondeau, University of Florida
Isabelle Leblanc, Université de Moncton
Wim Remysen, Université de Sherbrooke
Anne-José Villeneuve, University of Alberta, campus Saint-Jean
Titre du colloque :