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Florence Véronneau-Veilleux : Collège André-Grasset
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative entraînant la mort des neurones dopaminergiques des ganglions de la base dont la lévodopa est considérée comme le traitement de référence. Bien que très efficace au début des symptômes, la durée de l'effet de la lévodopa diminue avec la progression de la maladie et son utilisation chronique peut entraîner des effets secondaires. L'optimisation du traitement est donc de plus en plus difficile et nécessite une meilleure compréhension des processus sous-jacents à la progression de la maladie.
En utilisant une approche quantitative de pharmacologie des systèmes, l'objectif principal de ce projet est d'élucider les différents mécanismes impliqués dans la pharmacodynamique de la lévodopa et leur évolution avec la dénervation. Le symptôme de bradykinésie, défini comme la lenteur des mouvements, est étudié, et représenté par la fréquence des tâches de tapotement des doigts.
Un modèle mécaniste intégratif composé de trois sous-modèles, représentant respectivement la pharmacocinétique de la lévodopa, la dynamique de la dopamine et la neurotransmission dans les ganglions de la base a été développé. La libération, la recapture et l’élimination de la dopamine sont représentées dans le modèle de dynamique de la dopamine. Le modèle neurocomputationnel des ganglions de la base intègre les trois principales voies de neurotransmission. L'effet de la dénervation est inclus sur différents mécanismes dans les trois sous-modèles.
Dans le traitement du cancer, la combinaison de l’immunothérapie avec des approches thérapeutiques plus classiques, telles que la chimiothérapie et la radiothérapie, est de plus en plus adoptée avec des succès jamais observés auparavant. Cela a provoqué une ruée vers la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques (les inhibiteurs de points de contrôle), multipliant ainsi les études cliniques, dont les résultats sont freinés par la non-disponibilité de participants. Dans le domaine de la neurologie, où les options thérapeutiques sont limitées, la complexité sous-jacente du système nerveux pose des défis cliniques majeurs pour l’optimisation des régimes médicamenteux, tout en tenant compte du bien-être des patients. L’accent sera mis ici sur les thérapies du Parkinson ainsi que celles du trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH).
Ces deux axes thérapeutiques bénéficient de l’apport de la pharmacologie quantitative des systèmes (QSP), traduisant ainsi les mécanismes impliqués en modèles mathématiques. Ces modèles sont par la suite utilisés pour simuler différentes cohortes de patients virtuels reproduisant le plus fidèlement possible les critères des études cliniques, et soumis à des scénarios thérapeutiques divers, dont les résultats sont quantitativement évalués.
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