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Michaël Vauthier : Université de La Réunion
Dans une perspective de l’inclusion scolaire comme l’accès de tous à une éducation de qualité (Choi in Prud’homme, 2016), la communication aborde l’effet d’une pratique respiratoire commune, comme outil pédagogique au service des apprentissages du collectif classe. La cohérence cardiaque[1] est utilisée depuis une vingtaine d'années par des professionnels de santé en gestion du stress. Depuis 2017, deux académies expérimentent cette pratique en classe, auprès d’enseignants du premier degré. Les résultats sont encourageants en termes d’amélioration du climat de classe (Vauthier et al., 2019). Dans cette communication sont présentés les premiers résultats relatifs aux changements relationnels observés dans la classe. Sont également présentés, les résultats complémentaires d’une recherche, à partir de l’analyse de sociogrammes de classes de CP (enfants de 6 ans), avant et après pratique de la cohérence cardiaque, selon un protocole spécifique sur cinq semaines. Des changements qualitatifs importants sont ainsi apparus corrélés au renforcement de liens affectifs entre élèves par une modification des préjugés à l’égard de l’autre. Nous analyserons les effets de cette pratique en classe, en lien avec la sécrétion d’ocytocine (O’Hare, 2012 ; Olff et al., 2013) sont analysés et des pistes pédagogiques, au service de l’apprentissage au cœur d’une dynamique inclusive à long terme concluent cette communication.
Au 21e siècle, les enjeux liés à la petite enfance méritent d’être étudiés pour soutenir le développement de l’enfant et favoriser sa réussite éducative, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs de développement durable de l’UNESCO (2016), soit d’assurer une éducation équitable, inclusive et de qualité à tous ainsi que des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Diverses formes d’éducation peuvent être prisées pour favoriser une éducation équitable (Curenton et al., 2019), comme la responsabilité citoyenne (Deardorff et al., 2018). Diverses compétences, interculturelle (Boily et Bissonnette, 2019), multiculturelle (Spanierman et al., 2011), socioémotionnelle (Cohen, 2006) et celle du savoir-observer (Zogmal, 2020) peuvent aussi être déployées. Enfin, certains leaderships (Boily et Bissonnette, 2021) soutiennent une éducation inclusive et méritent d’être considérés. En outre, des approches pédagogiques ont émergé pour proposer aux enfants des environnements éducatifs afin d’optimiser leur développement et leur plein potentiel (Thao et Boyd, 2014). Par exemple, pour soutenir le développement optimal de chaque enfant selon des expériences uniques, il y a Anji Play, qui propose un environnement éducatif extérieur (Coffino, 2020), ou la pédagogie centrée sur le jeu (Sproule et al., 2019). Ce colloque propose donc de réfléchir à diverses questions. Quelles transformations sont à apporter en éducation pour assurer un avenir durable aux générations présentes et futures où la diversité alimentera le bien commun? Quelles approches et compétences sont à développer? Quels types de leadership et de collaboration sont à promouvoir? Quelles formes de pédagogie prioriser? Le colloque permet de faire le point sur les connaissances liées à diverses éducations, compétences et pédagogies instaurées partout dans le monde, afin de saisir les éléments (pratiques, environnements éducatifs, valeurs) pouvant soutenir le développement de l’enfant, ses apprentissages et sa réussite éducative.
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