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Aymeric Le Corre : Université de Poitiers
En France, les accidents du travail ne touchent pas de la même manière les milieux sociaux, les générations ou encore le genre des salariés. À ces inégalités s’ajoutent celle du statut. Les apprentis et les stagiaires sont eux même plus exposés. Pour autant, les études sur l’exposition aux risques professionnels dans l’enseignement secondaire professionnel français ne sont pas nombreuses. Le secteur du travail des métaux en Nouvelle-Aquitaine a fait l’objet d’une recherche de doctorat mêlant une méthodologie mixte. Elle vise à questionner la socialisation professionnelle de ces futurs ouvriers. Tous les métiers de ce secteur peuvent être appris dans des lycées professionnels ou encore dans des centres de formation pour apprentis. Bastion masculin, il est constitué à 98 % d’homme. Face aux risques et nuisances générés par l’activité métallurgique, les lycéens et apprentis doivent devenir des ouvriers « prudents ». Pourtant immergés dans un univers « préventif », 96 des 245 apprenants répondants, déclarent avoir eu un accident de travail durant leur formation dont 26 sur 61 répondants ont eu une interruption de travail supérieure à 7 jours. Dans ce contexte, des contraintes économiques au sein des établissements de formation, une exposition plus ou moins forte au milieu professionnel ou encore des discours professoraux noncongruents ont été identifiés comme des freins à la construction des savoirs de prudence.
Pour consulter le recueil infographique du colloque, veuillez copier et coller le lien ci-dessous dans votre navigateur : https://drive.google.com/file/d/1zRFO6ew2wLYHwMel9DJ3ASz4WGHv6tZX/view?usp=sharing
Au Québec, la formation professionnelle donne accès à l’exercice de plus de 150 métiers dans 21 secteurs d’emploi par ses parcours qualifiants. L’apprentissage dans et par des activités de travail réalisées en atelier ou en stage y occupe une place centrale. Dans ces situations, les élèves/stagiaires sont reconnus plus vulnérables face aux risques professionnels qui peuvent compromettre leur santé et leur sécurité. Les milieux scolaires et professionnels partagent une grande responsabilité pour assurer la santé et la sécurité des élèves/stagiaires. Le personnel qui enseigne et supervise les activités d’apprentissage joue alors un rôle pivot dans le développement de compétences en SST.
Issu d’un accord international, le Protocole du Québec définissait en 2003 les principes d’une intégration des compétences en SST dans les enseignements en formation professionnelle et technique. Quel bilan pouvons-nous dresser vingt ans plus tard? Nous proposons de réfléchir au chemin parcouru, en discutant à partir de recherches internationales de la façon dont la formation professionnelle prépare aujourd’hui ses élèves à devenir des acteur⸱trices engagés dans l’amélioration de leur santé, de leur sécurité et de leur bien-être en contexte professionnel et scolaire, et comment le personnel enseignant est soutenu dans cette visée.
Trois axes pourront être développés par les contributeur·trices :
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