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Anna Marinescu : Université d'Ottawa
Des études ayant examiné l'hypothèse de l'avantage bilingue n'ont pas trouvé un consensus sur l'impact de la langue sur les fonctions exécutives. Les études sur l’apport des potentiels évoqués (PE) démontrent des différences de groupe cohérentes lorsque les réponses neuronales sont prises en compte. La présente étude vise à examiner si l'utilisation de la langue chez les bilingues est liée au contrôle cognitif en utilisant des mesures comportementales et l'enregistrement des PE. Plus précisément, nous étudierons comment les différents contextes interactionnels décrits par l'hypothèse du contrôle adaptatif (le contexte à une seule langue (SLC), le contexte à deux langues (DLC) et changement de code fréquentes (DCS)) et les différents niveaux de compétence dans une deuxième langue influencent le contrôle cognitif. Des bilingues anglais/français âgés de 18 à 35 ans auront leur électroencéphalogramme enregistré pour mesurer le cerveau pendant qu'ils effectuent les tâches Simon et Stroop; la collecte des données est en cours. Puisque les DLC sont censés influencer une variété de processus du contrôle cognitif, on s'attend à ce que nos participants DLC aient des performances légèrement supérieures à celles de leurs homologues bilingues SLC et DCS sur la tâche de Simon et la tâche de Stroop. On s'attend également à ce que les bilingues en SLC présentent de légers avantages inhibiteurs par rapport aux bilingues DCS.
Le bilinguisme est un atout important dans plusieurs milieux contemporains. Un grand nombre de travaux sur l’acquisition des langues secondes ont eu pour but de déterminer quelles variables pourraient favoriser le développement des compétences linguistiques des apprenants. Ces travaux ont permis de démontrer l’importance de facteurs tels que l’âge de l’apprenant ou le contexte d’apprentissage. De plus, au cours des dernières années nous avons assisté au développement rapide d’un nouvel axe de recherche sur le bilinguisme portant sur l’importance du contexte socioculturel ou socioécologique dans l’apprentissage des langues secondes ou étrangères. Des chercheurs provenant de plusieurs disciplines, notamment la psychologie, la sociologie et la science politique, s’intéressent à des questions comme : est-ce que le quartier dans lequel une personne habite a une incidence sur ses compétences langagières et sa facilité à apprendre une nouvelle langue ? Comment est-ce que l’environnement influe sur les compétences langagières aux diverses étapes de la vie (petite enfance, enfance, âge adulte, personnes âgées) ? En plus de cet axe social, nous avons continué à témoigner d’une évolution rapide des connaissances en matière des éléments linguistiques, cognitifs et neurophysiologiques associés au bilinguisme et au multilinguisme. Ce colloque réunira des chercheurs de divers horizons afin de faire l’état de la recherche sur les incidences individuelles et socioculturelles du bilinguisme et favorisera la conception de projets collaboratifs innovateurs à l’échelle provinciale.
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