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Eileen Jasmina Rabel : Université de Lausanne
Depuis quelques années, les réseaux sociaux dominent la vie quotidienne des adolescent·ex·s. Sur les plateformes tel que Instagram et TikTok, où la mise en scène de soi et de sa vie sont les maitres mots, les jeunes sont incité·e·s à se dévoiler face à de nombreux paires, ami·ex·s comme inconnu·ex·s. Des fonctionnalités comme la publication de stories, l’archivage de photos ainsi que la suppression ou la multiplication des comptes permettent aux utilisateur·e·s d’expérimenter avec des diverses façons de représenter leur vie, leur corps et leur valeurs. Cette production de soi à l’aide de photos et vidéos numériques est à la mode notamment parmi les jeunes femmes.
Nous allons réfléchir ensemble autour des questions suivantes : Comment les jeunes femmes en Suisse se construisent des identités et les expérimentent sur et modulent en réponse des réseaux sociaux ? Comment la « promesse du bonheur » des réseaux sociaux incite-elle les jeunes femmes à exercer un travail interminable sur soi, le corps et les pensées ? Quelles stratégies adoptent-elles pour se protéger des injonctions imposées sur leur corps, leurs comportements ainsi que leurs émotions et pensées ?
Bien que les technologies utilisées pour diffuser les activités de divertissement (jeux de hasard et d’argent, jeux vidéo, réseaux sociaux, diffusion en continu...) se soient fortement développées, nous constatons que le dépistage, la prévention, la prise en charge clinique et la recherche liés à cette thématique ont de leur côté peu profité de ce même essor.
En effet, à l’heure actuelle, alors que des centres de soins spécifiques existent, encore peu de personnes y ont recours, et ce, plusieurs années après l’apparition de conséquences négatives touchant leur santé mentale et leur vie quotidienne. Pour quelles raisons? Comment offrir une prévention efficace? Comment encourager les demandes d’aide? Comment prévenir le mésusage avant qu’il ne devienne une addiction?
Ce colloque de 2023 s’inscrit dans la continuité de notre première édition au congrès de l’Acfas 2019 visant à réfléchir sur l’amélioration de l’accessibilité des soins dans le domaine du mésusage et de l’addiction comportementale liés aux jeux et aux divertissements.
Nous nous intéressons cette année aux dispositifs de prévention appliqués aux jeux et aux divertissements ainsi qu’à leurs utilisateurs, que ceux-ci soient joueurs de poker en ligne, usagers d’applications mobiles, joueurs de casino, de jeux vidéo ou de sport électronique.
Avec la mise en avant de nouvelles réflexions et approches en matière d’addiction comportementale liée aux jeux et aux divertissements, nous portons une attention particulière aux stratégies de sensibilisation, de déstigmatisation et de prévention visant à développer l’accessibilité des soins auprès des populations les plus vulnérables.