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Inscrire la philanthropie comme discipline dans l’enseignement universitaire : un défi de taille

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Caroline Bergeron : Université de Montréal

Résumé de la communication

Le consensus se dessine autour de l’impossibilité à poursuivre notre développement social sur les bases héritées de 150 ans de croissance économique, aveugle aux externalités négatives, sans y sacrifier au passage le bien-être d’une grande proportion d’individus et de nos écosystèmes. Les nécessités de changement de paradigme s’imposent à nous sous forme de déficit social, de changements climatiques menaçant et de survie générale des espèces. Un changement dans nos structures économiques, sociales et citoyennes est inéluctable. Longtemps, la pratique d’une philanthropie - plus ou moins stratégique ou éclairée - s’est avérée un outil permettant de pallier les inégalités, de soutenir la société civile et permettre la poursuite de notre développement. C’est dans cet optique qu’un programme de formation de cycle supérieur en gestion philanthropique et engagement social verra le jour à l’Université de Montréal en 2024. Nous pensons que le monde universitaire doit maintenant se mobiliser pour produire des connaissances dans le domaine philanthropique. Ces connaissances, transférées dans la pratique, pourraient contribuer à faire de la pratique philanthropique un outil déterminant dans la reconstruction sociale et dans la conversion des pratiques de développement à venir. C’est à la présentation des réflexions et résultats qui ont présidés à la création de ce programme que nous vous convions.

Résumé du colloque

Comme nous entrons une phase de reconstruction de la société après la COVID-19, notre regard est de plus en plus tourné vers l’avenir. Dans ce moment de changement majeur, nous ne pouvons ignorer le consensus qui se construit présentement devant l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte négative de nos modèles civilisationnels de développement sur les écosystèmes naturels en général et le climat en particulier. Nous nous questionnerons, dans ce colloque, sur la capacité effective de la philanthropie et du monde universitaire accompagnant la production de connaissances dans ce secteur d’agir positivement eu égard à la montée des inégalités sociales, à la crise environnementale et aux diverses fractures identitaires (sexisme, racisme, colonialisme...), surtout dans le contexte de la COVID-19 et après.

Le moment est venu d’agir collectivement et de façon inclusive en vue de générer de grands changements et d’opérer un basculement axiologique. Tant les représentants et représentantes de l’univers philanthropique que les acteurs de la société civile progressiste sont confrontés à l’inévitabilité d’investir leurs capacités de penser et d’agir dans une transformation en profondeur des institutions en place. Sur ce plan, le monde scientifique doit être en mesure de répondre positivement et rapidement au besoin de redéfinir le rôle et la place des sciences et de l’université. Quelle part de responsabilités, scientifiques et universitaires, avons-nous face aux défis posés par le contexte post-COVID ? Pour explorer les déblocages à réaliser, nous proposons un colloque d’un jour qui permettra à des représentants de l’écosystème philanthropique et à des représentants du milieu universitaire d’explorer les manières de transformer nos façons de produire et de reproduire le vivre ensemble dans des sociétés inclusives, altières, solidaires et écologistes.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
Discutant-e- de la session : Caroline Bergeron Sofiane Baba
section icon Date : 11 mai 2023

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