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David Grant-Poitras : UQAM - Université du Québec à Montréal
Le rôle et l’impact des fondations philanthropiques dans la société sont souvent étudiés sous l’angle des dons qu’elles distribuent à des fins de bienfaisance. Cependant, pour une large proportion de fondations, les dons accordés ne représentent qu’une infime partie des actifs totaux qu’elles possèdent. La loi fédérale les contraint à dépenser un minimum de 5% de leurs actifs, tandis que les 95% restants sont généralement capitalisés dans l’optique de générer des revenus essentiels à la pérennisation des activités philanthropiques. Or, par souci d’une gestion plus socialement responsable des ressources financières à leur disposition, un nombre grandissant de fondations canadiennes travaillent à rediriger une partie de leurs capitaux vers les instruments de la finance sociale. L’engagement des fondations dans ce courant alternatif de la finance leur permet d’utiliser leur statut d’investisseur institutionnel de manière à soutenir des formes de développement socioéconomique plus compatibles avec le bien public. Dans le but de documenter et d’accompagner l’essor de ce domaine d’intervention au sein de la philanthropie québécoise et canadienne, un projet de recherche du PhiLab a été entamé en 2021. Dans le cadre de cette communication, seront présentées les analyses préliminaires de cette recherche.
Comme nous entrons une phase de reconstruction de la société après la COVID-19, notre regard est de plus en plus tourné vers l’avenir. Dans ce moment de changement majeur, nous ne pouvons ignorer le consensus qui se construit présentement devant l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte négative de nos modèles civilisationnels de développement sur les écosystèmes naturels en général et le climat en particulier. Nous nous questionnerons, dans ce colloque, sur la capacité effective de la philanthropie et du monde universitaire accompagnant la production de connaissances dans ce secteur d’agir positivement eu égard à la montée des inégalités sociales, à la crise environnementale et aux diverses fractures identitaires (sexisme, racisme, colonialisme...), surtout dans le contexte de la COVID-19 et après.
Le moment est venu d’agir collectivement et de façon inclusive en vue de générer de grands changements et d’opérer un basculement axiologique. Tant les représentants et représentantes de l’univers philanthropique que les acteurs de la société civile progressiste sont confrontés à l’inévitabilité d’investir leurs capacités de penser et d’agir dans une transformation en profondeur des institutions en place. Sur ce plan, le monde scientifique doit être en mesure de répondre positivement et rapidement au besoin de redéfinir le rôle et la place des sciences et de l’université. Quelle part de responsabilités, scientifiques et universitaires, avons-nous face aux défis posés par le contexte post-COVID ? Pour explorer les déblocages à réaliser, nous proposons un colloque d’un jour qui permettra à des représentants de l’écosystème philanthropique et à des représentants du milieu universitaire d’explorer les manières de transformer nos façons de produire et de reproduire le vivre ensemble dans des sociétés inclusives, altières, solidaires et écologistes.
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