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Sharam Alijani : NEOMA Business School
Cette communication a pour objet d’examiner la gouvernance et les enjeux des Fintech et les contingences auxquelles elles sont assujetties. Nous mettons en lumière la croissance exponentielle du numérique dans les domaines tels que le paiement mobile, la banque en ligne, le financement participatif, et les cryptomonnaies à en témoigner par le doublement du chiffre d’affaires de ce secteur en France en 2021.
L’accent est mis sur l’impact des Fintech, la place des technologies de transmission d’informations telle que la blockchain et les défis en matière de sécurité et de réglementation pour les parties prenantes. A cela s’ajoute le poids économique et social des Fintech qui n’ont pas cessé de croître depuis les cinq dernières années. Ce domaine regroupe un large éventail d’acteurs et d’intermédiaires représentant une part croissante des emplois directs et indirects dans le domaine des services, ainsi que des investissements financiers et des levées de fonds au sein des licornes à haute valeur ajoutée telles que Qonto, Payfit, Ledger, Younited Credit en France. Notre recherche s’intéresse plus particulièrement aux stratégies d’adaptation et de réglementation des Fintech face aux défis sociaux et environnementaux (i.e. santé, transition énergétique et climatique). Nous mettrons en exergue le besoin d’un modèle de réglementation des flux d’informations, de données et de connaissances en nous appuyant sur un modèle de gouvernance polycentrique élaboré par Ostrom (1990, 2011).
Avec le développement rapide des technologies financières dans les applications commerciales, des occasions de recherche passionnantes se présentent.
L’émergence des fintechs correspond à une tendance forte de l’économie. En effet, la transformation numérique observée se caractérise bien souvent par une immédiateté et une disponibilité extrêmement forte de l’information, rendues possibles par des dispositifs technologiques comme les smartphones, les tablettes ou, de façon plus générale, par le développement de l’Internet des objets (Nicoletti et al., 2017). Si cette numérisation intense influe fortement sur les services financiers, notamment parce que les produits financiers s’appuient essentiellement sur l’information et moins sur les produits physiques, la mise en place de ces fintechs touche l’ensemble de la chaîne de valeur. Les interactions physiques avec les personnes sont conséquemment de moins en moins nombreuses laissant interrogatif sur le rôle des personnels en contact de demain. Des études récentes permettent de noter un lien positif entre la mise en place d’une gestion des ressources humaines perçue comme étant responsable avec l’utilisation plus importante des fintechs et une meilleure satisfaction des employés au travail (Sanjaya et al., 2019). Ces moins nombreuses interactions sociales ont également des conséquences potentiellement nombreuses en marketing et comportement du consommateur (Clauzel et al., 2019). Une nouvelle forme d’interaction plus hybride apparaît entre les personnels et les clients, les entreprises multipliant les formes innovantes de libre-service (Nüesch et al., 2015). Les incidences des fintechs en marketing sont également nombreuses, couvrant un large éventail de techniques et de problématiques liées à la sécurité des données, aux prestations de services financiers ou encore aux nouvelles façons d’approcher le client.
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