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Les Français⸱es à Montréal : étude préliminaire de marqueurs discursifs

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Nadège Fournier : Université de Montréal

Résumé de la communication

À l’instar des grandes villes nord-américaines, Montréal présente une importante diversité ethnique, culturelle et linguistique. Chaque année, la métropole accueille des milliers d’immigrant⸱e⸱s provenant d’horizons différents qui modifient considérablement sa dynamique linguistique. Si le nombre de francophones, d’anglophones et d’allophones est régulièrement estimé, il convient également d’accorder de l’attention à la variation en ce qui concerne le français de Montréal. Qu'il s'agisse du français parlé en tant que langue seconde ou langue première, ces variétés enrichissent le français montréalais chacune à sa façon.

Dans ce contexte, il importe de documenter l’ensemble de ces variétés de français en contact. De études ont porté sur le parler de Montréalais⸱es anglophones (Nagy, Moisset et Sankoff 1996 ; Nagy, Blondeau et Auger 2003), hispanophones (Friesner et al. 2008; Blondeau et Friesner 2014) et francophones (Ben Hamouda 2019).

Mon projet se penche sur les pratiques langagières de Français⸱es qui se sont installé⸱e⸱s à Montréal à l’âge adulte. Immergé⸱e⸱s dans un nouvel environnement linguistique, certain⸱e⸱s membres de cette communauté se laissent imprégner de la variété locale. Dans quelle mesure maintiennent-iels les marqueurs de discours associés à leur dialecte natif et adoptent-iels ceux du français québécois ? Cette étude analyse les productions orales de 8 Français⸱es : 4 personnes résidant à Montréal depuis plus de 8 ans et 4 personnes fraîchement débarquées.

Résumé du colloque

L’objectif de ce colloque est de rassembler les chercheur·se·s s’intéressant au français montréalais, à ses variétés et à son évolution. Notre colloque met l’accent sur la spécificité et la pluralité des variétés de français parlées à Montréal. Une meilleure compréhension de cette richesse culturelle permettra de mieux comprendre les multiples facettes des pratiques langagières montréalaises ainsi que le développement des espaces identitaires.

Alors que le français parlé traditionnel est très bien documenté (voir les bibliographies dans Thibault et Vincent, 1990; Daveluy, 1994; Blondeau, 2014), il existe très peu de données sur les pratiques langagières des francophones issu·e·s des communautés culturelles et sur l’impact de ces pratiques sur le français montréalais. Pourtant, les pratiques langagières des Montréalais ont évolué et la sociolinguistique montréalaise aborde de plus en plus les problématiques liées au plurilinguisme des locuteur·trice·s (Blondeau, 2014, 2020; Blondeau et Friesner, 2011, 2014; Blondeau et Tremblay, 2016; Lamarre, 2013), un thème de recherche aussi d’actualité dans d’autres grandes métropoles multiculturelles comme Toronto (Denis, 2020, 2022; Hoffman et Walker, 2010; Nagy et al., 2013), Paris (Fagyal, 2010, soumis; Cheshire et Gadet, 2011) et Londres (Cheshire, 2020; Cheshire et al., 2011; Cheshire et Gadet, 2011; Sharma, 2011). De plus, peu d’études se sont intéressées à l’acquisition des traits du dialecte local par des francophones originaires d’autres pays de la francophonie et à l’impact des changements sociétaux sur la langue, particulièrement en ce qui a trait à la question des identités de genre.

Conférences

Hélène Blondeau, University of Florida

Isabelle Leblanc, Université de Moncton

Wim Remysen, Université de Sherbrooke

Anne-José Villeneuve, University of Alberta, campus Saint-Jean

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
manager icon Responsables :
Julie Auger
section icon Date : 11 mai 2023

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