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L'importance de la valorisation des savoirs locaux et de la co-construction de connaissances dans des projets de recherche-action participative

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Sebastian Weissenberger : Université TÉLUQ

Résumé de la communication

La recherche-action participative (RAP) s’est établi depuis des décennies comme un outil de choix pour la résolution de problématiques environnementales à l’échelle locale, initialement dans des contextes de pays en développement ou de communautés marginalisées, mais rejoignant de plus en plus le mainstream de la recherche et de l’intervention. Une des forces de la RAP est de permettre la co-construction des connaissance entre acteurs de terrain et acteurs scientifiques. Les savoir locaux offrent une grande richesse autant dans les observations locales générationnelles et parfois intergénérationnelles, que dans une compréhension de l’environnement, ancrée dans son utilisation, qui peut informer un processus d’adaptation d’une manière que la science instrumentale à elle-même ne pourrait pas. C’est un exercice qui demande cependant un balisage épistémologique et méthodologique pour dégager une connaissance qui réponde à la fois à des critères de scientificité que d’utilité et d’acceptabilité sociale. Il est donc essentiel d’obtenir un consensus sur la connaissance co-construite – qui laisse quand même une place à des divergences d’interprétation – en vue de co-construire des stratégies d’adaptation aux changements environnementaux appropriées pour les communautés impliquées.

Résumé du colloque

Notre colloque aborde deux éléments qui se succèdent, à savoir les modes de production et les modes de diffusion des connaissances. Où en sont les chercheurs, les universités et les organismes de financement en termes de pratiques et de réflexions sur ces sujets?

En matière de production des connaissances, bien que la posture post-positivisme demeure dominante dans la science contemporaine, les sciences dites participatives ont réussi à faire une percée dans le champ scientifique depuis les années 2000. Qu’en est-il aujourd’hui? Que ce soit pour plaider en leur faveur ou y porter un regard contrasté, ce colloque souhaite en discuter avec des études de cas et des réflexions d’universitaires, de personnes issues de la société civile ou encore de communautés de pratique.

En ce qui concerne la diffusion des connaissances, la science ouverte a permis, grâce à de nouvelles pratiques (blogues de chercheur, balado, courtes vidéos animées, bandes dessinées, etc.), de créer des occasions qui facilitent la diffusion des connaissances produites. Ces pratiques demeurent pour le moment encore peu considérées dans le sens où, par exemple, le soutien financier qui leur est destiné demeure limité, voire inexistant, pour certaines, malgré un certain succès enregistré. Loin de ces pratiques de science 2.0 et sans forcément s’y opposer, d’autres productions intellectuelles chères aux sciences humaines et sociales (SHS), telles que l’essai, ne sont pas non plus valorisées. Que soutenir et favoriser alors? Quels en sont les effets sur les SHS? Notre colloque propose également d’en discuter à partir de divers points de vue et d’expériences.

Le colloque s’intéresse particulièrement, sans s’y limiter, aux modes de production et de diffusion des connaissances d’enjeux socioenvironnementaux contemporains à l’échelle d’une biorégion, comprise ici dans son acception la plus large, à savoir un « lieu de vie » qui prend en compte l’aspect humain et l’écosystème (Thayer, 2003, p. 3).

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 11 mai 2023

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