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Farida Djoudi : UQO - Université du Québec en Outaouais
La qualité de vie au travail est un enjeu en matière de bien-être voire de bonheur au travail. Ainsi le système socio-productif, de plus en plus teinté de « projectification », devra innover pour produire des conditions menant à une santé psychosociologique positive.
Les facteurs psychosociaux sont bien connus. Toutefois le volet psychosociologique d’une santé organisationnelle reste un défi managérial important. Les systèmes organisationnels doivent devenir « capacitant » dans un contexte de souci d’attraction et
de rétention.
L’organisation en gestion de projet (GP) est outillée en vue d’une optimisation de la performance organisationnelle basée sur des profits matériels. L’objet d’une plus-value psychosociologique est peu exploré en GP. Deux dimensions de la complexité sont en
jeu : l’une reliée à la GP en tant que telle et celle reliée aux concepts de production de la santé. Un premier défi consiste ainsi à faire se rejoindre ces deux dimensions.
Nous introduisons une approche écosystémique qui établit le volet bio social du phénomène. Le modèle Cynefin, est mobilisé en matière de complexité inhérente à une GP capacitante de « production de santé positive ». La perspective pragmatique classique permet une hybridation de concepts pour envisager ce qui peut être fait de mieux à l’échelle humaine, organisationnelle, et systémique.
Une synthèse des éléments contributifs offre des voies de dépassement théorique et une innovation dans la manière de voir une GP plus humaine.
Le propos du colloque s’inscrit à la fois dans l’actualité récente de la recherche universitaire sur la question de la nécessité d’innover en gestion de projet, du besoin de saisir les liens qui existent entre les projets d’innovation et l’innovation en gestion de projet, ainsi que la difficulté de gérer des projets innovants (Rekonen et Björklund, 2016) et, plus largement, de la volonté d’apporter une contribution à l’axe 2 (créer un environnement favorable au développement de l’innovation, transférer et valoriser les résultats de la recherche, faciliter l’accès aux ressources de l’écosystème et les promouvoir, mettre en place un environnement réglementaire favorable à l’innovation) de la Stratégie québécoise de recherche et d’investissement en innovation 2022-2027, lancée par le gouvernement du Québec. De plus, dans la foulée de la thématique des compétences en gestion de projet, qui fut abordée dans la majorité des récents congrès de l’Acfas, le colloque vise aussi à apporter une contribution à l’axe 4 (développer les talents, la relève et les compétences clés en recherche et en innovation, développer la culture scientifique et de l’innovation) de la Stratégie, particulièrement sous l’angle de la formation et de l’apprentissage continu en gestion de projet. En effet, les projets et particulièrement les portefeuilles de projets ont pour vocation la création de valeur et, dans cette perspective, les gestionnaires de projets devront être mieux formés, être dotés de meilleures capacités sociales et communicationnelles, faire preuve d’intelligence collective pour mettre en place les conditions favorables au sein de leur projet, et ce, dans le but de générer du codéveloppement et de l’innovation pour créer de la valeur.
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