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Anouk Malboeuf : Université Laval
Les Malgaches, majoritairement pauvres et ruraux, dépendent des ressources naturelles pour leur survie, et utilisent couramment la migration interne comme mesure d’adaptation. Le contexte changeant modifie ces flux migratoires, exacerbant la répartition inégale de la population sur le territoire et entrainant parfois des déséquilibres démographiques et des tensions liées à l’accès et à l’usage des ressources naturelles. Un meilleur accompagnement des dynamiques migratoires et la mise en place de politiques et mesures favorisant l’intégration des migrants et la cohésion sociale sont nécessaires. Par ailleurs, celles-ci sont conditionnées par la perception qu’ont les différents acteurs des questions migratoires et de leur intégration. Malheureusement, les débats publics portent essentiellement sur les effets négatifs de la migration.
Cette recherche empirique, constructiviste semi-quantitative, va donc tenter de comprendre les critères qui favorisent l’intégration des’ migrants de subsistance’ en milieu rural à Madagascar selon la perception des différents participants. L’élément central de la méthodologie sera l’élaboration de cartographie cognitive floue (CCF) et la construction de modèles simples qui reflèteront la perception des divers groupes de participants. La communication proposée abordera principalement l’intérêt du CCF comme méthode pour comprendre les divergences de perception des facteurs d’intégrations des migrants ou les décalages entre discours.
Ce colloque aborde les politiques d’immigration du Québec dans une perspective comparée par l’angle du décalage. Nous observons en effet des décalages importants dans ce domaine entre discours politiques et médiatiques sur l’immigration, et les réalités matérielles du terrain, et ce, en ce qui touche autant l’orientation des politiques, la mise en œuvre des systèmes, les besoins et trajectoires des immigrants, que les perceptions locales et agrégées.
Ce colloque fera dialoguer des analyses empiriques qui porteront sur les différentes facettes de ce décalage au Québec dans une perspective comparée. Il traitera du rôle des citoyens, des mouvements sociaux, des partis politiques, des médias, des fonctionnaires dans le décalage entre discours politique de l’immigration et réalités de terrain. Nous mettrons ainsi en évidence des similarités et différences dans la façon dont ce décalage est conçu et se constitue au Québec et ailleurs. Il présentera comment les acteurs communautaires vivent ce décalage et explorera son incidence sur les immigrants eux-mêmes. Le colloque permettra aussi de réfléchir aux conséquences à long terme de ce décalage en plus de discuter d’intervention permettant de mieux aligner ces réalités, et ce, au Québec et ailleurs.
Titre du colloque :