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Monument permanent à la mémoire des six millions de victimes juives de l’Holocauste de Marcelle Ferron,édifier une nouvelle mémoire québécoise pour la commémoration de l’Holocauste

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Franck Calard : Université de Montréal

Résumé de la communication

À la suite du grand silence des années 1950 et 1960, une vague de témoignages et de commémorations autour des événements tragiques de l’Holocauste s’est faite sentir à partir du troisième quart du XXe siècle. Cependant, des tentatives de témoignages émergent dès l’après-guerre (Se questo è un uomo, Primo Lévi (1947). Malheureusement, les témoins des horreurs de la Seconde Guerre mondiale ont rarement été pris en compte par les historiens et les historiennes. On pourrait donc se demander ce que serait une « bonne » compréhension de ces événements alors que l'on constate que la sensibilité et la subjectivité ont été balayées d’un revers de manche. Il est donc nécessaire de prendre de la hauteur et de considérer la mémoire de l’Holocauste à diverses échelles, médiums et/ou médias. En ce sens, la mémoire montréalaise semble être tout à fait adaptée à un tel exercice. Quoi de mieux qu’un monument pour aborder la mémoire de l’Holocauste au Québec? L’un des plus célèbres, mais aussi des plus méconnus est sans aucun doute le Monument permanent à la mémoire des six millions de victimes juives de l’Holocauste réalisé par Marcelle Ferron en 1970 pour le siège du Congrès juif canadien (CJC) de Montréal. Cette communication a donc pour objectif d’étudier le positionnement de Ferron en tant qu’artiste n’ayant pas d’origines juives pour la réalisation de ce monument, en tant que « relais » des témoins de l’Holocauste, mais également de comprendre son rapport avec la communauté juive.

Résumé du colloque

En ce centième anniversaire de l’Acfas, un projet de colloque conjoint est organisé par l’Institut du patrimoine de l’UQAM, en collaboration avec le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ), sur le thème de la commémoration au cœur des patrimoines québécois. Cent ans de patrimoine culturel et naturel, mais également cent ans de recherches liées aux différents patrimoines matériels et immatériels qui alimentent et inspirent la communauté scientifique des chercheur·se·s d’ici, issus de divers domaines, tels que l’histoire, l’art, l’histoire de l’art, la muséologie, la musique, le théâtre, le cinéma, la littérature, l’architecture, l’éducation, l’archéologie, la géographie, l’environnement, l’océanographie, les sciences et les technologies, la gestion, le loisir, la culture, le tourisme, etc. De près ou de loin, les patrimoines sont imprégnés dans notre manière d’être et d’agir dans le quotidien, de même que dans nos rituels, valeurs, langues et sentiments d’appartenance au territoire qui témoignent de ce que nous sommes, soit de notre identité tant individuelle que collective, comme porteurs de traditions et d’héritages. Dans ce contexte, l’idée de commémoration s’impose, en souvenir de nos ancêtres, du chemin qu’ils ont parcouru, mais aussi de ce qui jonche nos découvertes et notre avancement comme société dans un monde sans cesse en mutation. Bref, ce colloque conjoint vise à tailler une brèche sur l’incidence du phénomène de la commémoration en lien avec les patrimoines dans le continuum scientifique du Québec; un lien pourtant évident, mais peu mis en lumière, le tenant jusqu’à maintenant pour acquis, en le considérant comme faisant partie de facto du « paysage culturel québécois ».

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 11 mai 2023

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