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Membre a labase
Lilian Doutre : UQAR - Université du Québec à Rimouski
Le traitement de la maladie artérielle périphérique des membres inférieurs (MAP) par l’activité physique permet aux patients d’obtenir des bienfaits importants comme l’amélioration de la qualité de vie, le recul d’interventions chirurgicales et la réduction du risque de complications importantes. Toutefois, ce traitement semble avoir de la difficulté à émerger et semble se heurter à des barrières provenant des patients, du système de soins et des professionnels de la santé. Cette étude s’intéresse à documenter la perception des barrières et des éléments facilitants par les professionnels de la santé dans l’adhésion aux programmes d’activité physique auprès de patients souffrants de MAP. Ce projet s’inscrit dans un devis qualitatif de type exploratoire. Un entretien semi-dirigé suivant un guide, avec enregistrement audio, a été organisé auprès de médecins, infirmières, physiothérapeutes et kinésiologues de l’hôpital Hôtel-Dieu de Lévis du CISSS CA prenant part à la trajectoire de soins de la MAP. Le guide suit le modèle de soins en pathologies chroniques de Wagner (1998), l’échelle d’évaluation Tampa pour la kinésiophobie, pour les professionnels de la santé, et des questions relatives aux limites déjà soulignées par la littérature. L’analyse des données se fera grâce à la méthode d’analyse de contenu et au logiciel Nvivo. À terme, ce projet permettra de promouvoir et développer des interventions ciblées afin de faciliter l'accès à cette thérapie pour les patients.
La santé durable a comme objectif « … de tendre vers un état complet de bien-être physique, mental et social qui est atteint et maintenu tout au long de la vie grâce à des conditions de vie saines, enrichissantes et épanouissantes et grâce à l’accès à des ressources appropriées, de qualité, utilisées de façon responsable et efficiente, au bénéfice des générations actuelles et futures1 ».
Or, nous ne naissons pas tous égaux, et des personnes qui se trouvent en situation de vulnérabilité risquent malheureusement plus de développer des problèmes de santé au cours de leur vie. Des milieux urbains en passant par les régions éloignées, les réalités ne sont pas toutes les mêmes. Les individus de tous âges n’ont pas droit ou accès aux mêmes ressources, en raison de contraintes territoriales et/ou économiques et/ou sociales, ce qui constitue un important défi de société puisque l’implication personnelle, face à l’adoption de saines habitudes de vie, pour une santé durable, passe obligatoirement par l’éducation et l’accès facilité à des environnements favorables.
Intervenir en amont des problèmes de santé s’avère être une stratégie efficace pour favoriser la santé des populations. Mais comme chaque contexte régional est différent, il est important de tisser des liens de proximité avec les communautés afin de pouvoir intervenir directement sur le territoire.
De plus, les problèmes de santé sont souvent d’origines complexes qui nécessitent une collaboration de nombreuses expertises de différentes sphères pour réussir à bien les comprendre. Élaborer des recherches intersectorielles et coconstruire les projets de concert avec des personnes directement concernées permet de déjouer certaines incompréhensions d’une problématique afin d’arriver à favoriser une santé durable pour toutes et tous.
1 Institut de gouvernance numérique, Création d’un programme de santé durable par le FRQS : définition des concepts, [En ligne], 2021. [https://consultation.quebec.ca/uploads/decidim/attachment/file/42/Note_sant%C3%A9_durable.pdf] (consulté le 1er août 2022).
Titre du colloque :