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Nancy Pole : UQAM - Université du Québec à Montréal
Ce panel s’appuie sur un travail des auteures, publié en 2022, proposant un cadre d’analyse portant sur les orientations qu’entretiennent les fondations à l’égard de l’impact – le leur et celui des organismes qu’elles soutiennent. Le panel invitera les réactions et réflexions de quelques intervenants provenant de fondations, s’attardant notamment aux liens perçus entre l’orientation envers l’impact et les relations d’imputabilité mettant les fondations en lien avec différents publics.
Les fondations agissent aussi à l’intérieur d’un écosystème d’évaluation et de reddition de comptes impliquant au premier chef les organismes porteurs de l’action sociale et environnementale, et aux côtés d’autres bailleurs de fonds. Dans le contexte d’une évolution de plus en plus assumée en faveur d’une philanthropie basée dans la confiance, les panélistes seront invités à partager leurs réflexions sur le rôle et la contribution potentielle de la philanthropie à co-construire avec les organismes un agenda d’évaluation et de reddition de compte, à contribuer aux connaissances en captant et en traduisant les effets et apprentissages faits par des derniers, et à évaluer et rendre compte de l’impact de leur propre action.
Comme nous entrons une phase de reconstruction de la société après la COVID-19, notre regard est de plus en plus tourné vers l’avenir. Dans ce moment de changement majeur, nous ne pouvons ignorer le consensus qui se construit présentement devant l’urgence d’agir pour réduire l’empreinte négative de nos modèles civilisationnels de développement sur les écosystèmes naturels en général et le climat en particulier. Nous nous questionnerons, dans ce colloque, sur la capacité effective de la philanthropie et du monde universitaire accompagnant la production de connaissances dans ce secteur d’agir positivement eu égard à la montée des inégalités sociales, à la crise environnementale et aux diverses fractures identitaires (sexisme, racisme, colonialisme...), surtout dans le contexte de la COVID-19 et après.
Le moment est venu d’agir collectivement et de façon inclusive en vue de générer de grands changements et d’opérer un basculement axiologique. Tant les représentants et représentantes de l’univers philanthropique que les acteurs de la société civile progressiste sont confrontés à l’inévitabilité d’investir leurs capacités de penser et d’agir dans une transformation en profondeur des institutions en place. Sur ce plan, le monde scientifique doit être en mesure de répondre positivement et rapidement au besoin de redéfinir le rôle et la place des sciences et de l’université. Quelle part de responsabilités, scientifiques et universitaires, avons-nous face aux défis posés par le contexte post-COVID ? Pour explorer les déblocages à réaliser, nous proposons un colloque d’un jour qui permettra à des représentants de l’écosystème philanthropique et à des représentants du milieu universitaire d’explorer les manières de transformer nos façons de produire et de reproduire le vivre ensemble dans des sociétés inclusives, altières, solidaires et écologistes.
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