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Yves Bergeron : UQAM - Université du Québec à Montréal
Jacques Rousseau (1905-1970) est avant tout connu pour sa carrière scientifique exemplaire comme botaniste et ethnologue. Élève puis assistant du frère Marie-Victorin, il participe à la création du Jardin botanique en 1931 et devient, un an plus tôt, secrétaire de l'Association canadienne-française pour l'avancement des sciences dont Marie-Victorien est un des fondateurs. Rousseau initie d'ailleurs en 1933 la tradition du congrès annuel de l’ACFAS et prend, en 1944, la direction du Jardin botanique jusqu’en 1957. Mais la carrière de Rousseau ne se résume pas simplement à son statut de botaniste et d’ethnologue. On oublie trop souvent qu’il fut le premier francophone à occuper le poste de directeur du Musée de l’Homme, aujourd’hui Musée canadien de l’histoire, de 1956 à 1959. L’œuvre de Jacques Rousseau ont fait l’objet de diverses reconnaissances. L’ACFAS a créé en 1980 le prix Jacques-Rousseau de la multidisciplinarité « décerné à une chercheuse ou à un chercheur pour souligner l'excellence et le rayonnement de ses travaux ayant, au-delà de son domaine de spécialisation, établi des ponts novateurs entre différentes disciplines. » Considérant que le Jardin botanique constitue en quelque sorte le premier musée national de sciences naturelles au Québec et le fait que Rousseau a dirigé le Musée de l’Homme, cette communication propose de poser un regard neuf sur un des acteurs clés de l’Association qui a contribué au développement scientifique du patrimoine et de la muséologie.
En ce centième anniversaire de l’Acfas, un projet de colloque conjoint est organisé par l’Institut du patrimoine de l’UQAM, en collaboration avec le Réseau Patrimoines de l’Université du Québec (RéPUQ), sur le thème de la commémoration au cœur des patrimoines québécois. Cent ans de patrimoine culturel et naturel, mais également cent ans de recherches liées aux différents patrimoines matériels et immatériels qui alimentent et inspirent la communauté scientifique des chercheur·se·s d’ici, issus de divers domaines, tels que l’histoire, l’art, l’histoire de l’art, la muséologie, la musique, le théâtre, le cinéma, la littérature, l’architecture, l’éducation, l’archéologie, la géographie, l’environnement, l’océanographie, les sciences et les technologies, la gestion, le loisir, la culture, le tourisme, etc. De près ou de loin, les patrimoines sont imprégnés dans notre manière d’être et d’agir dans le quotidien, de même que dans nos rituels, valeurs, langues et sentiments d’appartenance au territoire qui témoignent de ce que nous sommes, soit de notre identité tant individuelle que collective, comme porteurs de traditions et d’héritages. Dans ce contexte, l’idée de commémoration s’impose, en souvenir de nos ancêtres, du chemin qu’ils ont parcouru, mais aussi de ce qui jonche nos découvertes et notre avancement comme société dans un monde sans cesse en mutation. Bref, ce colloque conjoint vise à tailler une brèche sur l’incidence du phénomène de la commémoration en lien avec les patrimoines dans le continuum scientifique du Québec; un lien pourtant évident, mais peu mis en lumière, le tenant jusqu’à maintenant pour acquis, en le considérant comme faisant partie de facto du « paysage culturel québécois ».
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