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Abdoulaye Oumarou : Université de Maroua
Depuis ces dernières années, les espaces agricoles du coton au Nord Cameroun en général et dans les terroirs de Souckoundou et de Mandama en particulier sont marqués par des multiples formes d’organisations induites par des politiques agricoles récentes. De ce fait, cette étude pose le problème de structuration territoriale du cotonnier en milieux ruraux qui est encore peu connu. Pour cela, la contribution de la culture du coton dans l’organisation des espaces agricoles dans les terroirs de Souckoundou et de Mandama dans la plaine du Mayo-Louti intéresse cette étude. Pour atteindre cet objectif, le recueil des données secondaires issu des rapports des GIC et de SODECOTON, des thèses et des mémoires, des ouvrages généraux et des divers rapports d’études des structures agrobiologiques ont été mobilisés pour construire la revue de ce sujet. Après le traitement de ces données, il en ressort que 88,66 et 62,66% des producteurs effectuent l’attelage, 88,66 et 60,2% effectuent le sarclage ; et 96 et 68% effectuent le buttage respectivement en zones de Souckoundou et de Mandama. Pour ce qui est de l’organisation des espaces, 278,35ha et 304,8ha est aménagée où 73,25ha et 51,5ha occupées en forme horizontale, 24,5ha et 35,25ha en alignement étagé, 21,5ha et 25,5ha en alignement vertical et 64ha et 98,5ha en formes arquée et brisée respectivement en zones cotonnières de Souckoundou et de Mandama permettant de produire un bon rendement.
Dans le contexte d’urgence climatique actuelle, le développement d’une alimentation et d’une agriculture durables permettant de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, de préserver la biodiversité et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles est crucial. De façon inquiétante, on observe présentement que les systèmes de production, les politiques et les institutions qui appuient la sécurité alimentaire sont de moins en moins suffisants. Pour répondre durablement aux besoins des générations futures, l’agriculture doit : 1) développer des systèmes de production efficaces, autosuffisants et économiques qui assureront une sécurité alimentaire mondiale; 2) garantir une santé environnementale ainsi qu’une équité sociale et économique; et 3) être soutenue par une gouvernance globale visant à promouvoir la sécurité alimentaire et le renforcement des marchés agricoles locaux. Concrètement, ce colloque a pour but de participer à l’établissement d’orientations stratégiques et opérationnelles en matière d’agriculture durable.
Titre du colloque :