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Antoine Zboralski : Agriculture et Agroalimentaire Canada
La laitue représente l’un des légumes frais les plus populaires au Canada, avec près de 8 kg consommés par personne en 2021. Sa production est cependant menacée mondialement par plusieurs maladies bactériennes, dont la tache bactérienne, la pourriture molle et la maladie des taches et nervures noires. Elles sont respectivement causées par Xanthomonas hortorum pv
vitians, Pectobacterium carotovorum et Pseudomonas cichorii. Les moyens de lutte actuels sont peu nombreux et souvent insuffisants. Pour réduire les pertes causées par ces bactéries, il est nécessaire de développer et de mettre en place des méthodes de lutte efficaces, durables, et à faible impact environnemental, telles que le biocontrôle. Dans cette optique, nous avons isolé 35 souches bactériennes du genre Pseudomonas pour leur capacité à inhiber in vitro au moins un des trois agents pathogènes étudiés. Leurs génomes ont été entièrement séquencés et annotés, permettant de révéler leur position phylogénétique et les déterminants potentiels de l’inhibition observée. Elles appartiennent au moins à 27 espèces, dont seulement 15 ont été décrites à ce jour. La présence de certains gènes dans leur génome est corrélée à leurs capacités d’inhibition. Ces gènes sont connus pour leurs rôles dans les interactions avec les plantes, la compétition microbienne, et le biocontrôle. Ces souches s’avèrent ainsi prometteuses pour le développement de produits de biocontrôle contre des maladies bactériennes de la laitue.
Dans le contexte d’urgence climatique actuelle, le développement d’une alimentation et d’une agriculture durables permettant de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, de préserver la biodiversité et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles est crucial. De façon inquiétante, on observe présentement que les systèmes de production, les politiques et les institutions qui appuient la sécurité alimentaire sont de moins en moins suffisants. Pour répondre durablement aux besoins des générations futures, l’agriculture doit : 1) développer des systèmes de production efficaces, autosuffisants et économiques qui assureront une sécurité alimentaire mondiale; 2) garantir une santé environnementale ainsi qu’une équité sociale et économique; et 3) être soutenue par une gouvernance globale visant à promouvoir la sécurité alimentaire et le renforcement des marchés agricoles locaux. Concrètement, ce colloque a pour but de participer à l’établissement d’orientations stratégiques et opérationnelles en matière d’agriculture durable.
Titre du colloque :