Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Amina Benidir : Université de Montréal
Bien que les taux de survie des patients atteints de cancer aient augmenté, cette maladie continue d’affecter les couples de manière significative. Cela dit, la religion et la culture semblent faire partie du processus thérapeutique de certaines personnes atteintes de cancer. Malgré l’importance de la communauté arabo-musulmane dans les pays occidentaux, peu de données sont disponibles quant à l’expérience de ces individus aux prises avec un cancer. L’affiche a pour but de présenter l’expérience de couples arabo-musulmans aux prises avec un cancer ainsi que des pistes d’intervention. Dans le cadre de cette étude qualitative exploratoire simple, six couples mariés (N=12) ont été interrogé lors d’entretiens semi-structurés. Une analyse des données itérative a été effectuée. Les résultats s’articulent sous les thèmes suivants: i) accepter la maladie grâce à des stratégies d’adaptation procurées par les croyances et les pratiques religieuses musulmanes; ii) vivre des problèmes relatifs à l’expression des besoins et des sentiments au sein du couple; iii) vivre un rapprochement au sein de la famille; iv) vivre la maladie dans le contexte hospitalier en tant que musulmans. Les résultats de cette étude pourraient sensibiliser les professionnels de la santé à demeurer à l’affût des besoins des deux conjoints lors d’une maladie en plus d’explorer leurs croyances religieuses et spirituelles afin de prodiguer des soins culturellement cohérents.
Le cancer touche près de deux Canadiens sur cinq. Grâce aux avancées technologiques récentes et aux multiples traitements disponibles, l’espérance de vie des personnes touchées par un cancer est prolongée. De fait, cette maladie est dorénavant perçue comme une maladie chronique en raison du besoin de surveiller l’état de santé et d’accompagner l’autogestion de la personne. Malgré le succès des traitements contre cette maladie, les personnes touchées par un cancer peuvent présenter des besoins non comblés quant à différentes sphères de leur vie (p. ex., retour au travail plus laborieux, apprentissage de la gestion de leurs symptômes).
Selon le cadre des soins de soutien proposé par Fitch (2005), les personnes touchées par un cancer pourraient être confrontées à différents besoins tout au long de leur parcours de soins, tels que ceux physiques (p. ex., symptômes), psychologiques (p. ex., changements corporels), émotionnels (p. ex., peur de la récurrence du cancer), pratiques (p. ex., enjeux financiers), informationnels (p. ex., apprentissage de l’autogestion), spirituels (p. ex., perte de sens) et sociaux (p. ex., changements quant aux rôles sociaux). La grande variabilité des besoins ressentis renforce la nécessité d’adopter une vision holistique et interprofessionnelle afin de favoriser un meilleur accompagnement ainsi qu’une meilleure prise en charge de cette clientèle.
En ce sens, il appert nécessaire de mieux comprendre les expériences des personnes touchées par un cancer et de mettre en place des interventions optimisant leur accompagnement. À cet égard, les chercheurs œuvrant en oncologie provenant de différentes disciplines (p. ex., infirmières, psychologues) jouent un rôle important pour répondre à cette problématique. Il reste ainsi à favoriser le maillage entre les chercheurs, les organismes communautaires (p. ex., Société canadienne du cancer) ainsi que les personnes touchées par le cancer pour développer des solutions mieux adaptées à leurs besoins.
Titre du colloque :