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Philippe Vaucher : UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Toute discipline devrait reposer sur des bases théoriques solides ; mais ce n’est pas nécessairement le cas des études en animation. Au mieux, la pratique est encadrée par douze « principes » d’animation codifiés dans The Illusion of Life (1981) par deux animateurs de Disney, Ollie Johnson et Frank Thomas. Les principes sont utilisés parce qu’ils fonctionnent ; mais personne du domaine n’a tenté d’expliquer pourquoi ils fonctionnent. Au pire, la seule « théorie » acceptée par le milieu prétend que la « persistance rétinienne » explique la perception de mouvement au cinéma ; et cette théorie a été démontrée fausse. Nous présenterons un aperçu de nos recherches qui visent à sortir les études en animation de cet obscurantisme en identifiant les phénomènes perceptifs sur lesquels l’art de l’animation repose et en proposant de nouveaux concepts et théories en animation qui seront utiles sur le plan pratique, théorique et pédagogique. Nous conclurons en décrivant le Vaudeville Vaucher (2021), car ce film d’animation que nous avons créé avec une équipe de scientifiques montre comment un rapprochement entre les arts et la science peut bénéficier à ces deux domaines.
Nous vivons dans un monde qui change. Ce changement est aujourd’hui sans précèdent, car il est rapide et s’accélère, touche tous les individus et leurs organisations – qu’elles soient sociales, culturelles ou économiques – et entraîne des ruptures par rapport à notre mode de vie antérieur. Ces ruptures sont les nouveaux enjeux de notre société selon le sociologue Hartmut Rosa. Cette période de changement est multi-systémique et complexe en raison de la diversité de ses composantes, de leurs interactions et de la limite des systèmes. Les conséquences sont doubles. Les premières sont négatives, car elles sont la source d’un mal-être aussi bien individuel – avec entre autres une désillusion ou une quête d’identité permanente – que sociétal du fait qu’il devient de plus en plus difficile de fixer un socle stable et solide de valeurs communes fédératrices. Cette situation conduit entre autres à des écarts sociaux et à une iniquité, tant culturels, éducationnels qu’économiques. Les secondes sont, à l’inverse, positives puisque cette période de changement est l’opportunité de revoir nos modes de fonctionnement, en repensant notre approche et notre rapport au monde.
De nouveaux modèles sont à inventer. De nouvelles perspectives à développer. Il nous faut retisser des liens, réencastrer les institutions, qui s'en sont peu à peu éloignées, à la société. Nous cherchons pour cela à observer les fondements, approches et pratiques de l'économie créative, dans l'objectif de contribuer à ce réencastrement et au mieux-être citoyen.
Dans cette optique, ce premier colloque vise à présenter les activités créatives dans les différents secteurs de l'économie créative (jeu vidéo, design, art, etc.) pour comprendre les dynamiques en place, tisser des liens entre domaines et entre disciplines, identifier les pratiques à même d'améliorer le mieux-être au Québec.
Titre du colloque :