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Philippe Thompson : Fonction publique
La pandémie a provoqué de grands ajustements au sein de la Fonction publique fédérale, générant des besoins émergents et pressants nécessitant une réactivité dans la prestation de services attendus. Plus particulièrement, Services aux Autochtones Canada a su mettre ses partenaires Autochtones au centre des considérations en terme d’interprétation des politiques et d’administration de programmes et services pour s’assurer que l’engagement et la fluidité soient de mise et que les communautés et individus puissent avoir accès et soutien aux ressources. Cette période aura entraîné une accélération du déploiement de mesures plus adaptées et agiles.
Ces efforts ont été possible en développant des solutions à partir d’une vision ministérielle déjà bien définie impliquant la modernisation des lieux de travail et de la main d’œuvre dans un contexte d’un mandat de livraison de services, le tout en s’assurant de la prise en compte de la vision autochtone du monde et de l’auto-détermination. La transition post-pandémique s’en veut une qui ne doit pas voir un retour en arrière, mais plutôt poursuivre ses efforts en termes d’agilité, de soutenir une main-d’œuvre plus distribuée et mobile sur le terrain, ayant accès à des espaces culturellement représentatifs et incitatifs à la collaboration et au développement de partenariat ainsi qu’à des outils modernes et numériques. Ces activités visent ultimement à favoriser une performance atteinte via une réelle culture de service et collaboration.
La Grande Fermeture de mars 2020 a forcé une pluralité d’organisations à fonctionner en mode virtuel en l’espace de seulement quelques jours, un changement brusque d’une ampleur historique qui exigeait de revoir en profondeur la gestion des entreprises. Malgré la soudaineté du moment, de nombreux employé.e.s ont rapidement adopté cette nouvelle manière de travailler au point où une majorité d’entre eux ont ouvertement exprimé leur préférence à conserver ce mode de travail (Economist et Gartner, 2021). Puis, dès 2021, plusieurs entreprises ont désiré que leurs employé.e.s épousent un modèle de travail hybride qui devait, à l’origine, promouvoir la flexibilité et l’équilibre professionnel. Elles ont alors adopté différentes stratégies afin d’entamer ce retour au travail, que ce soit par l’imposition d’un nombre minimal de jours par semaine en présentiel ou, au contraire, en laissant aux salarié.e.s une certaine marge de manœuvre pour définir la période et la fréquence de leur retour sur les lieux de travail. Cette approche dissymétrique a toutefois attisé la compétition entre les organisations dans un contexte de rareté des talents. En parallèle au retour progressif des salarié.e.s en présentiel, les organisations ont entrepris une réflexion quant à l’avenir de leurs milieux de travail. En effet, la pandémie a démontré que les travailleurs pouvaient être tout aussi efficaces, sinon plus, en mode virtuel (Gartner, 2021). Ainsi, les façons de gérer le personnel en vigueur avant la crise sanitaire, qui requéraient une présence physique sur les lieux de travail, sont rapidement devenues caduques. Les organisations ont donc investi des sommes importantes afin de fournir à leurs employé.e.s l’équipement technologique nécessaire en plus de modifier les espaces de travail pour créer un environnement moderne visant à maximiser la collaboration et la concertation, sans toutefois obtenir de garantie que ces efforts porteraient fruit dans un contexte de profonde mutation des habitudes de travail.
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