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Aurore Le Breton : Université de Montréal
Les tumeurs des cellules de la granulosa (TCG) sont les néoplasies génitales les plus fréquentes des juments. Le plus souvent, la structure polykystique d’un des ovaires, en est caractéristique et reflète les désordres de prolifération cellulaire. Afin d’aider à comprendre ces phénomènes, nous nous sommes intéressés à la voie Hippo, voie moléculaire jouant un rôle clé dans le contrôle de la prolifération cellulaire. Nous avons supposé que cette voie était perturbée en contexte tumoral. Pour le prouver, nous avons mis en œuvre de l’immunohistochimie, des Western Blot et des expériences de polymérisation en chaine (PCR) sur des échantillons d’ovaires tumoraux et de contrôle, conservés en blocs de paraffine. La présence des protéines YAP et TAZ – effecteurs clés de la voie Hippo – a pu être mise en évidence au sein de tous les tissus testés. Cependant, leur localisation intracellulaire semble différer entre les populations tumorales (présence cytoplasmique seulement) et de contrôle (présence cytoplasmique et nucléaire). Cette répartition suggère une répression de l’action pro-proliférative de YAP et TAZ dans les TCG ; hypothèse appuyée par nos résultats préliminaires de PCR qui montrent une tendance à la répression des gènes cibles (CTGF, ANKRD1 et CYR61) dans les tissus tumoraux. Ces données laissent penser qu’il existe des mécanismes anti-oncotiques agissant via la voie Hippo dans les TCG équines, différant de la sorte des TCG chez la femme (malignes et métastatiques).
L’industrie animale, autrefois considérée comme locale, a subi une modernisation et une internationalisation notables qui lui ont conféré un rôle économique et social prépondérant dans notre société. Afin de répondre aux besoins de cette modernisation et d’améliorer la productivité des élevages, les animaux d’élevage ont subi une pression sélective intense. Ces changements, combinés à l’optimisation des méthodes d’élevage, ont permis de décupler le rendement des fermes animales. Toutefois, la sélection de certains critères a été faite au détriment de la fertilité. De plus, de nombreuses productions animales étant dans un milieu compétitif, il y a une recherche constante de nouvelles techniques d’optimisation de la reproduction pour réussir à surpasser les rendements tout en assurant le respect du bien-être animal. S’ajoutent aussi les pertes économiques récurrentes associées aux pathologies du système reproducteur. Ces besoins constants nécessitent l’appui de la science, autant fondamentale qu’appliquée. La communauté scientifique se donne donc corps et âme pour découvrir des pistes de solution pour les défis modernes de la reproduction animale.
Dans le cadre de ce colloque, nous aurons la chance d’accueillir :
Dr Marc-André Sirard, qui nous présentera une conférence intitulée Du début de la fécondation in vitro chez la vache à l’analyse épigénétique des animaux issus de cette technologie : 40 ans de progrès.
Titre du colloque :