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Comprendre la cooccurrence entre les attitudes et comportements alimentaires problématiques et l’anxiété chez les jeunes

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Isabelle Thibault : Université de Sherbrooke

Résumé de la communication

La cooccurrence entre les attitudes et comportements alimentaires problématiques (ACAP) et l’anxiété à l’adolescence est bien démontrée. Pour l’expliquer, certains chercheurs posent l’hypothèse que les ACAP sont une réponse adaptative à l’anxiété, mais cela ne permet pas de comprendre pourquoi certains jeunes présentent seulement l’une ou l’autre des problématiques. Cette étude vise donc à distinguer les facteurs de risque liés à la cooccurrence ACAP — anxiété, de ceux liés aux ACAP ou à l’anxiété uniquement, et ce, à une période sensible pour le développement socio émotionnel, c’est-à-dire le début de l’adolescence. Méthode : L’échantillon est composé de 1492 élèves (49.9 % de filles) de 1er et 2e secondaires âgés en moyenne de 12.59 ans (é.-t. = 0.69). Inspiré des théories de l’adversité, quatre sous-groupes ont été créés sur s’appuyant sur les variables du SCARED et du ChEAT. Des régressions logistiques multinomiales ont été menées afin d’identifier les facteurs permettant de prédire l’appartenance à ces groupes. Résultats : Les facteurs de risque qui augmentent la probabilité de présenter une comorbidité ACAP - anxiété sont le perfectionnisme, la faible estime de soi, la peur du jugement, l’attitude envers les problèmes et l’évitement cognitif. Conclusions : Les résultats de l’étude ciblent donc des facteurs de risque qui devraient faire l’objet d’intervention pour prévenir l’apparition de symptômes anxieux, de DE, mais surtout de la comorbidité DE – anxiété.

Résumé du colloque

Nous vivons dans une société où l’apparence et l’alimentation occupent une place prépondérante. Bien qu’il y ait de plus en plus d’initiatives sociales visant à favoriser la diversité corporelle et les approches bienveillantes de l’alimentation, les normes sociétales en vigueur font en sorte que de très nombreuses personnes sont insatisfaites de leur image corporelle, souhaitent contrôler leur poids ou sont très préoccupées par ce qu’elles mangent. Le rapport que nous entretenons avec notre corps et avec la nourriture est lié à nos attitudes, émotions, croyances et comportements dans différentes sphères de la vie. Par exemple, notre façon de percevoir notre corps est inextricablement lié à notre rapport avec les aliments de même qu’à différents indicateurs de santé physique et psychologique. Nos comportements alimentaires et notre image corporelle influent également sur notre façon de percevoir les autres, notre envie (ou pas) d’entrer en relation avec eux et notre façon d’interagir avec eux. Or, de nombreuses personnes ont une perception négative de leur corps et un rapport conflictuel avec la nourriture. La récente pandémie de COVID-19 a d’ailleurs entraîné une exacerbation de la détresse liée à l’image corporelle et aux comportements alimentaires, notamment en raison de changements marqués dans la routine quotidienne des gens (ex. : confinement, accès constant à la nourriture, moins d’occasions d’activité physique, plus de temps passé sur les réseaux sociaux). C’est dans cette optique qu’il paraît important de poursuivre les recherches visant à mieux comprendre le rapport que les gens entretiennent avec leur corps et avec la nourriture.

Dans ce colloque, nous proposons donc de réunir des chercheurs et chercheuses qui travaillent à des problématiques liées au comportement alimentaire et/ou à l’image corporelle, et ce, dans l’objectif de : 1) faire émerger de nouvelles idées et collaborations de recherche; 2) informer les scientifiques et le grand public au sujet des dernières avancées dans le domaine; et 3) dégager des pistes d’intervention concrètes afin de mieux guider les intervenant·e·s qui travaillent auprès de personnes préoccupées par leur alimentation, leur poids et/ou leur image corporelle.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 12 mai 2023

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