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Alain Létourneau : Université de Sherbrooke
Le 13 septembre 2022, plusieurs quartiers de Montréal avec des régions limitrophes comme la Rive-Sud ou L’Assomption ont été touchés par une violente averse qui a provoqué des inondations à plusieurs endroits : métro Square Victoria-OACI, Centre Sud, Stade Olympique, etc. Parmi l’ensemble des lieux touchés, il s’agit de revenir ici sur un cas particulier, documenté dans Le Devoir (Corriveau, 2022). Suite à une entrevue menée avec la journaliste et quelques résidents touchés, on fera retour sur ce qui s’est passé dans le quartier Sainte-Marie (angle Wurtele, Montgomery et Rouen), non pas surtout d’un point de vue physique, mais en termes de gouvernance (ou d’in-gouvernance) des inondations. Autrement dit, il s’agira d’étudier l’ensemble d’actions et de prises de décisions effectuées ou annoncées autour de cet événement. Le cas examiné permet de repérer une pluralité d’actions allant dans des directions contradictoires : lettres d’inspecteurs de la Ville, diversité des assureurs, réactions d’un agent de communication de l’arrondissement, commentaires des citoyens. L’étude de cas montre une municipalité qui souffle le froid et le chaud. Une revue de presse élargie permettra de vérifier si l’impression de gouvernance en pagaille qui se dégage ici trouve des échos plus larges. L’on peut se demander si ce type d’actions contradictoires ne sont pas des obstacles à l’adaptation.
Les changements climatiques sont, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’un des défis environnementaux mondiaux les plus importants que l’humanité ait à relever. Or, le réchauffement de la planète entraîne des aléas qui ont des conséquences graves sur la sécurité et sur le bien-être des personnes et des collectivités de telle sorte qu’il est dorénavant nécessaire de penser l’environnement, le social et le politique comme des systèmes interdépendants. La complexité des enjeux qui en découlent et la volonté d’agir pour favoriser la transition vers un nouveau modèle de société invitent à la collaboration de chercheur·se·s de différentes disciplines, de même que la coopération avec les décideurs et les parties prenantes.
Ce colloque, qui vise à mettre en lumière la contribution des sciences humaines et sociales à la recherche sur les changements climatiques (avec un accent sur les inondations), est organisé en partenariat avec le 17e Colloque sur les risques naturels au Québec (section 600), qui relève surtout des sciences naturelles et du génie. Les deux événements, qui se dérouleront l’un à la suite de l’autre, sont soutenus par le Réseau inondations intersectoriel du Québec (RIISQ), qui s’assure de leur spécificité et de leur complémentarité.
Trois thèmes seront abordés :
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Thème du colloque :