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Manon Lemonde : University of Ontario Institute of Technology
Les soins aux survivants du cancer en transition de traitement sont fragmentés. Cette étude phénoménologique a exploré l'expérience des infirmières en oncologie et des survivants du cancer en transition de traitement.
Les participants, patients et infirmières, ont été recrutés par échantillonnage raisonné pour des entretiens individuels semi-structurés. La théorie infirmière de la transition et l'approche de l'analyse phénoménologique interprétative ont été appliquées pour guider l'étude dans la collecte et l'analyse des données.
Les survivants du cancer étaient préoccupés par la transition personnelle et devaient faire face à des défis dans le cadre de la transition des soins. Les infirmières en oncologie étaient bien placées pour jouer un rôle clé dans la prestation de soins de qualité aux personnes atteintes de cancer. Cependant, les soins reçus n'étaient pas suffisants pour répondre de manière exhaustive aux préoccupations des survivants du cancer. Les expériences positives et les obstacles aux soins du cancer ont été explorés. Des implications et des recommandations ont été suggérées.
Dans le contexte actuel du système de santé canadien aux ressources limitées, cette étude pourrait fournir des informations utiles pour établir un nouveau modèle de soins continus et coordonnés pour les survivants du cancer en transition de traitement.
Le cancer touche près de deux Canadiens sur cinq. Grâce aux avancées technologiques récentes et aux multiples traitements disponibles, l’espérance de vie des personnes touchées par un cancer est prolongée. De fait, cette maladie est dorénavant perçue comme une maladie chronique en raison du besoin de surveiller l’état de santé et d’accompagner l’autogestion de la personne. Malgré le succès des traitements contre cette maladie, les personnes touchées par un cancer peuvent présenter des besoins non comblés quant à différentes sphères de leur vie (p. ex., retour au travail plus laborieux, apprentissage de la gestion de leurs symptômes).
Selon le cadre des soins de soutien proposé par Fitch (2005), les personnes touchées par un cancer pourraient être confrontées à différents besoins tout au long de leur parcours de soins, tels que ceux physiques (p. ex., symptômes), psychologiques (p. ex., changements corporels), émotionnels (p. ex., peur de la récurrence du cancer), pratiques (p. ex., enjeux financiers), informationnels (p. ex., apprentissage de l’autogestion), spirituels (p. ex., perte de sens) et sociaux (p. ex., changements quant aux rôles sociaux). La grande variabilité des besoins ressentis renforce la nécessité d’adopter une vision holistique et interprofessionnelle afin de favoriser un meilleur accompagnement ainsi qu’une meilleure prise en charge de cette clientèle.
En ce sens, il appert nécessaire de mieux comprendre les expériences des personnes touchées par un cancer et de mettre en place des interventions optimisant leur accompagnement. À cet égard, les chercheurs œuvrant en oncologie provenant de différentes disciplines (p. ex., infirmières, psychologues) jouent un rôle important pour répondre à cette problématique. Il reste ainsi à favoriser le maillage entre les chercheurs, les organismes communautaires (p. ex., Société canadienne du cancer) ainsi que les personnes touchées par le cancer pour développer des solutions mieux adaptées à leurs besoins.
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