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Francisation en entreprise : perceptions d’apprenant·es et d’enseignant·es

MJ

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Marilou Jette : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

Notre étude prend pour appui l’importance du monde du travail comme un lieu déterminant d'intégration linguistique. Le Québec offre des cours de francisation en entreprise pour les travailleur·euses désirant se franciser, ainsi qu’en réponse à une tenace pénurie de main-d’œuvre. Or, il existe peu d’évaluations des programmes de francisation au Québec. En nous basant sur les étapes de l'ingénierie de formation et les principes andragogiques, nous avons recueilli les perceptions d’apprenant·es et d’enseignant.e.s en ce qui a trait à l'analyse des besoins, aux perceptions d'utilité de ces cours sur l'intégration linguistique et aux conditions d'enseignement-apprentissage. Cette recherche de type exploratoire met de l’avant une méthodologie mixte à deux volets : les apprenant·es (n = 70) ont répondu à un questionnaire en ligne, alors que les enseignant·es (n = 5) ont participé à des entrevues semi-dirigées. Les résultats nous indiquent que les perceptions sont positives à l’égard de la francisation en entreprise bien qu’il existe des défis notables. Par exemple, les enseignant·es ont relevé des enjeux quant à la langue de travail, la charge de travail et l’analyse des besoins pour pouvoir créer du matériel sur mesure. Du côté des apprenant·es, le cours est surtout perçu comme utile en vue d’emplois futurs. Cette étude offre aussi des suggestions d’amélioration.

Résumé du colloque

Bien que la formation professionnelle initiale et continue soit essentielle pour la croissance et la pérennité de l’entreprise, la littérature relève plusieurs enjeux associés à un faible transfert des apprentissages entre le contexte de formation et le milieu de travail (Joyce et al., 2022; Roussel, 2016). Pour favoriser le transfert, les responsables de formation mettent en place différentes mesures, par exemple : lors de la conception, ils adaptent les objectifs d’apprentissage (Rivard et Lauzier, 2013); durant la formation, ils organisent les premières mises en pratique des contenus enseignés (Blume et al., 2019); et après la formation, ils mesurent les comportements des apprenants à leur retour sur leur place de travail (Schoeb et al., 2020). Le présent colloque s’intéresse à ces trois temps et aborde notamment les questions suivantes : comment prendre en compte l’activité réelle de travail et sa complexité dans les démarches de conception de formation? Comment les premières tentatives de transfert se déroulent-elles? Quelles pratiques andragogiques favorisent le transfert (p. ex., offrir une rétroaction automatisée)? Par quels moyens les compétences transférées peuvent-elles être évaluées (p. ex., à partir d’une table de spécification)? Comment considérer les caractéristiques individuelles de l’apprenant·e pour maximiser le transfert? Les participant·es au colloque tenteront de répondre à ces questions en partageant les résultats qui découlent de leur recherche.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 12 mai 2023

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