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Marie-Hélène Charest : Université Laval
L’usage de la bibliothèque scolaire à des fins d’enseignement et d’apprentissage a un impact sur la réussite scolaire (Kachel, 2013; Lance et Kachel, 2018). Pour soutenir une variété d’approches pédagogiques et pour favoriser des contextes d’apprentissage adaptés aux besoins pédagogiques, son développement doit être encadré selon des critères éprouvés (Morris, 2010; Todd, 2014). Au Québec, malgré certaines mesures assurant la présence de collections de qualité et de personnel qualifié en bibliothéconomie (MEQ, 2020), la bibliothèque ne semble pas avoir pris une place dans la planification pédagogique. Pourtant, le contexte scientifique qui encourage l’usage de la littérature jeunesse à des fins didactiques (Dupin de Saint-André et Montesinos-Gelet, 2022) et les pratiques collaboratives entre les bibliothécaires et les enseignants (Lance et al., 2010) lui semble favorable. Comment développer ce service pour qu’il réponde aux besoins de la communauté scolaire ? Cette communication présentera les objectifs d’une recherche visant à étudier et à comparer les perceptions des enseignants et celles du personnel en milieu documentaire quant au rôle de soutien à l’enseignement et à l’apprentissage de la bibliothèque scolaire et à dégager, à partir d’une recension mixte de pratiques, le niveau d’application de critères essentiels à son développement.
Depuis quelques années, en observant certaines initiatives professionnelles, il semble y avoir un désir de faire valoir l’utilisation des livres jeunesse à l’école et une envie de la part des enseignants de s’y engager. Ce constat, couplé à des recherches récentes traitant des pratiques enseignantes avec les livres jeunesse (Cuerrier, 2020), développant des outils pour favoriser l’utilisation de ces livres en classe (Desrochers, 2021) ou documentant les œuvres disponibles pour les élèves (Turgeon, Charron et McKinley, 2021), nous amène à vouloir valoriser les recherches qui s’intéressent aux livres jeunesse à l’école, et ce, selon trois questions simples : « Pourquoi? », « Comment? » et « Quoi? ». Celles-ci permettent d’observer les livres jeunesse selon différentes perspectives théoriques et méthodologiques.
En effet, certains s’intéressent au « pourquoi », donc aux raisons d’utiliser les livres jeunesse, comme recourir à des œuvres pour permettre aux élèves de différentes communautés culturelles de s’identifier (Botelho et Rudman, 2009). Cela permet de saisir le pouvoir des livres jeunesse quant à l’aspect participation de la lecture littéraire (Dufays, 2011), mais aussi à mieux connaître les autres et soi-même (Nikolajeva, 2014). D’autres s’intéressent au « comment », avec le développement de séquences didactiques pour l’appropriation de contenus scolaires, en grammaire (Thibault et Lacasse, 2019) ou en mathématiques (Desharnais, 2018). Les livres jeunesse permettent ici aux élèves de comprendre le monde qui les entoure (Nikolajeva, 2014). Enfin, d’autres traitent de l’objet-livre : le « quoi ». Certains peuvent analyser le contenu avec le système de personnages (Brisson, 2021), alors que d’autres peuvent s’attarder à la forme, comme aux effets typographiques (Duvin-Parmentier, 2018). Ces analyses permettent de couvrir l’aspect distanciation de la lecture littéraire (Dufays, 2011). Ces exemples servent à illustrer différents aspects de l’étude du livre jeunesse.
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