Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Sandra Flores-Mejia : CÉROM
Les mauvaises herbes sont de fortes compétitrices et peuvent causer des pertes de rendement considérables. L’arrivée des herbicides a débuté une nouvelle ère dans la production agricole, permettant le désherbage de grandes surfaces d’une façon relativement facile et économique. Malheureusement, l’utilisation répétée des herbicides facilite le développement de la résistance. À ce jour, la résistance a été reportée pour au moins 23 modes d’action et plus de 225 espèces de mauvaises herbes dans le monde. Certaines espèces peuvent avoir de la résistance à plusieurs groupes d’herbicides, laissant peu d' options pour leur contrôle. Un exemple est l’amarante tuberculée, qui peut avoir de la résistance à cinq groupes d’herbicides, incluant le glyphosate et l’atrazine. Il est nécessaire de développer et adopter des stratégies de lutte intégrée contre les mauvaises herbes. Cela inclut différentes stratégies, telles que : la rotation de cultures, l’utilisation des cultures intercalaires et de couverture, le dépistage et la biosécurité à la ferme, la lutte thermique et l’utilisation des nouvelles technologies telles que les robots désherbeurs et les drones. Il faut également considérer l’aspect social, via la lutte collaborative. Plusieurs projets de recherche touchant cette problématique et les différentes stratégies proposées seront discutés.
Dans le contexte d’urgence climatique actuelle, le développement d’une alimentation et d’une agriculture durables permettant de réduire l’impact environnemental de l’agriculture, de préserver la biodiversité et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles est crucial. De façon inquiétante, on observe présentement que les systèmes de production, les politiques et les institutions qui appuient la sécurité alimentaire sont de moins en moins suffisants. Pour répondre durablement aux besoins des générations futures, l’agriculture doit : 1) développer des systèmes de production efficaces, autosuffisants et économiques qui assureront une sécurité alimentaire mondiale; 2) garantir une santé environnementale ainsi qu’une équité sociale et économique; et 3) être soutenue par une gouvernance globale visant à promouvoir la sécurité alimentaire et le renforcement des marchés agricoles locaux. Concrètement, ce colloque a pour but de participer à l’établissement d’orientations stratégiques et opérationnelles en matière d’agriculture durable.
Titre du colloque :