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Tianna Loose : Université de Montréal
La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur la santé mentale des individus, en particulier sur les sentiments de solitude. Cette présentation expose les résultats de deux études menées par l’OPES auprès d’échantillons représentatifs de la population québécoise sur l’expérience de la solitude pendant la pandémie. La première étude repose sur des données de l’Étude Longitudinale du Développement des Enfants du Québec (n=2120) et montre que les jeunes ayant des trajectoires de comportement alimentaire à risque avant la pandémie (12 à 20 ans) ont rapporté plus de problèmes de santé mentale tels que la dépression, l’anxiété et les comportements suicidaires pendant la pandémie (23 ans). Chez les femmes, ces associations sont expliquées en partie par la solitude vécue au début de la pandémie (22 ans). La deuxième étude, basée sur un sondage récent auprès des parents (n=4,524) d’un enfant de 4e année, montre que le stress et la solitude vécus par les parents pendant la pandémie sont associés aux problèmes de santé mentale de leurs enfants. De plus, ces associations sont généralement plus fortes au sein des familles faisant face à de nombreuses difficultés socioéconomiques. Ces deux recherches mettent en évidence les facteurs de risque et de vulnérabilité liés à la pandémie et peuvent ainsi aider à informer les politiques de santé publique et à mobiliser des ressources pour les personnes les plus touchées.
La pandémie de COVID-19 et les mesures sanitaires mises en place pour en limiter la propagation bouleversent nos vies ainsi que celles de nos enfants depuis mars 2020. Les familles ont dû s’adapter sans préavis à des mesures telles que la fermeture d’écoles et l’enseignement et le soutien à distance en mode d’urgence. Ces changements souvent imprévisibles ont eu des répercussions sur divers domaines de la vie des enfants comme le fonctionnement familial, la santé mentale, l’éducation et les saines habitudes de vie. En plus des effets spécifiques, la pandémie et les mesures sanitaires ont aussi et surtout rappelé et exacerbé des inégalités préexistantes et sur lesquelles nous devons collectivement porter une attention à court et à long terme.