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Emily Leavitt : Université de Sherbrooke
Si la pluralité et la mouvance du français montréalais contemporain représentent des enjeux à son étude, elles présentent une occasion de reconcevoir nos méthodologies pour mieux en tenir compte. Nous saisissons cette occasion en proposant une étude à la fois sociophonétique et perceptuelle qui nous permettra d’examiner la réindexicalisation des marqueurs dialectaux résultant de la diversification du français montréalais vernaculaire récemment mise en évidence (Blondeau, 2020; Blondeau, Mougeon et Tremblay, 2019; Blondeau et Tremblay, 2016, 2022a, 2022b; Giaufret, 2021; Leavitt, 2022).
Nous ciblons un terrain de culture populaire dynamique d’où surgissent des réinventions socioculturelles et linguistiques : le mouvement d’artistes rap québécois et leurs jeunes publics. Nous chercherons à répondre à trois questions. Comment des jeunes auditeurs montréalais perçoivent-ils l’accent des artistes rap québécois? Quels traits phonétiques influencent cette perception? Dans quelle mesure les jeunes ressentent-ils de la solidarité envers ces accents? Pour y parvenir, nous extrairons de la musique et des entretiens d’artistes des échantillons contenant des traits phonétiques typiques du français montréalais. Lors d’une expérience, des jeunes auditeurs les écouteront et rempliront un questionnaire sur leur identification et perception des accents. L’analyse des rapports sociophonétiques permettra de cerner le remodelage du paysage phonétique des français montréalais vernaculaires
L’objectif de ce colloque est de rassembler les chercheur·se·s s’intéressant au français montréalais, à ses variétés et à son évolution. Notre colloque met l’accent sur la spécificité et la pluralité des variétés de français parlées à Montréal. Une meilleure compréhension de cette richesse culturelle permettra de mieux comprendre les multiples facettes des pratiques langagières montréalaises ainsi que le développement des espaces identitaires.
Alors que le français parlé traditionnel est très bien documenté (voir les bibliographies dans Thibault et Vincent, 1990; Daveluy, 1994; Blondeau, 2014), il existe très peu de données sur les pratiques langagières des francophones issu·e·s des communautés culturelles et sur l’impact de ces pratiques sur le français montréalais. Pourtant, les pratiques langagières des Montréalais ont évolué et la sociolinguistique montréalaise aborde de plus en plus les problématiques liées au plurilinguisme des locuteur·trice·s (Blondeau, 2014, 2020; Blondeau et Friesner, 2011, 2014; Blondeau et Tremblay, 2016; Lamarre, 2013), un thème de recherche aussi d’actualité dans d’autres grandes métropoles multiculturelles comme Toronto (Denis, 2020, 2022; Hoffman et Walker, 2010; Nagy et al., 2013), Paris (Fagyal, 2010, soumis; Cheshire et Gadet, 2011) et Londres (Cheshire, 2020; Cheshire et al., 2011; Cheshire et Gadet, 2011; Sharma, 2011). De plus, peu d’études se sont intéressées à l’acquisition des traits du dialecte local par des francophones originaires d’autres pays de la francophonie et à l’impact des changements sociétaux sur la langue, particulièrement en ce qui a trait à la question des identités de genre.
Conférences
Hélène Blondeau, University of Florida
Isabelle Leblanc, Université de Moncton
Wim Remysen, Université de Sherbrooke
Anne-José Villeneuve, University of Alberta, campus Saint-Jean
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