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La reconstruction mammaire après une mastectomie pour cancer du sein : comment se prend la décision et quel accompagnement proposer ?

KL

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Kristopher Lamore : Université de Lille

Résumé de la communication

Introduction. La prise de décision la reconstruction mammaire (RM) se fait idéalement dans le cadre d’une décision médicale partagée. Ce choix complexe peut être source de détresse et est influencé par différents facteurs, dont la présence d’un partenaire. L’objectif de notre présentation est de décrire l’ajustement émotionnel et les interactions des couples dans la prise de décision de la RM, ainsi que de présenter un outils d’aide à la décision développé pour accompagner les femmes dans leur choix.


Méthode : Une étude rétrospective et une étude prospective ont été conduites. Ces études ont été réalisées auprès de couples dont la femme avait un cancer du sein et allait avoir (ou avait eu) une mastectomie.


Résultats : La prise de décision de la RM est vécue au sein du couple. Celle-ci est pensée dès le diagnostic, permettant aux femmes de se projeter. Avant la mastectomie, les femmes qui vont avoir une RM immédiate présentent significativement plus de détresse que les femmes qui vont avoir une mastectomie simple. Cette différence n’est plus présente dans l’après-traitements. Toutefois, des besoins spécifiques d’accompagnement ont été exprimés par les femmes et leurs partenaires.


Conclusion : En France, avant 2023, aucun outil d’aide à la décision n’existait pour accompagner ce choix. Différents supports ont été créés par la Haute Autorité de Santé afin de pouvoir accompagner les femmes, les professionnels et les proches confrontés à la prise de décision de la RM.

Résumé du colloque

Le cancer touche près de deux Canadiens sur cinq. Grâce aux avancées technologiques récentes et aux multiples traitements disponibles, l’espérance de vie des personnes touchées par un cancer est prolongée. De fait, cette maladie est dorénavant perçue comme une maladie chronique en raison du besoin de surveiller l’état de santé et d’accompagner l’autogestion de la personne. Malgré le succès des traitements contre cette maladie, les personnes touchées par un cancer peuvent présenter des besoins non comblés quant à différentes sphères de leur vie (p. ex., retour au travail plus laborieux, apprentissage de la gestion de leurs symptômes).

Selon le cadre des soins de soutien proposé par Fitch (2005), les personnes touchées par un cancer pourraient être confrontées à différents besoins tout au long de leur parcours de soins, tels que ceux physiques (p. ex., symptômes), psychologiques (p. ex., changements corporels), émotionnels (p. ex., peur de la récurrence du cancer), pratiques (p. ex., enjeux financiers), informationnels (p. ex., apprentissage de l’autogestion), spirituels (p. ex., perte de sens) et sociaux (p. ex., changements quant aux rôles sociaux). La grande variabilité des besoins ressentis renforce la nécessité d’adopter une vision holistique et interprofessionnelle afin de favoriser un meilleur accompagnement ainsi qu’une meilleure prise en charge de cette clientèle.

En ce sens, il appert nécessaire de mieux comprendre les expériences des personnes touchées par un cancer et de mettre en place des interventions optimisant leur accompagnement. À cet égard, les chercheurs œuvrant en oncologie provenant de différentes disciplines (p. ex., infirmières, psychologues) jouent un rôle important pour répondre à cette problématique. Il reste ainsi à favoriser le maillage entre les chercheurs, les organismes communautaires (p. ex., Société canadienne du cancer) ainsi que les personnes touchées par le cancer pour développer des solutions mieux adaptées à leurs besoins.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 12 mai 2023

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