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Le rôle du complexe TOM dans la stabilisation de PINK1 sur les mitochondries endommagées

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Sabrina Romanelli : Université McGill

Résumé de la communication

En 2031, environ 163,000 Canadiens vivront avec la maladie de Parkinson (MP), une maladie neurodégénérative accompagnées de troubles du mouvement. Les traitements existants ne traitent que les symptômes et ont des effets secondaires néfastes. Pour créer de meilleurs outils thérapeutiques, nous devons mieux comprendre les mutations qui causent la MP. Les mutations dans les protéines Parkin et PINK1 provoquent une forme autosomique récessive de la MP. Ces protéines coopèrent pour éliminer les mitochondries endommagées. Lorsque les mitochondries se dépolarisent ou accumulent des protéines mal repliées, PINK1, une kinase, s'accumule sélectivement sur les mitochondries endommagées. Elle émet un signal qui recrute Parkin, une ubiquitine ligase, pour éliminer cette portion de l’organelle. Lorsqu'il y a des dommages, PINK1 se lie au complexe TOM (translocase du complexe membranaire externe) mais leur méchanisme d'interaction est encore inconnu au niveau structural. Notre objectif est donc de mieux comprendre le rôle du complexe TOM dans la stabilisation de PINK1 sur les mitochondries endommagées. Nous utiliserons le photocrosslinking codé génétiquement et des gels natifs pour mieux comprendre les interactions entre PINK1 et le complexe TOM et déterminer la structure du complexe. Le complexe PINK1-TOM pourrait être une nouvelle cible thérapeutique pour la MP, car il s'agit de l'une des premières étapes de la cascade d'élimination de mitochondries.

Résumé du colloque

La biologie structurale est un domaine de la recherche en biologie qui étudie l’organisation et le fonctionnement des mécanismes biologiques et de ses constituants, à l’échelle atomique. Ces mécanismes incluent autant ceux impliqués dans les fondements du vivant (transcription et réparation de l’ADN, traduction génétique, respiration cellulaire, autophagie) que ceux impliqués dans diverses pathologies (maladies infectieuses, cancers, vieillissement, dérèglements génétiques). Il est remarquable que les mécanismes biologiques reposent sur les fonctions d’un nombre limité de types de macromolécules naturelles, principalement les protéines, les acides nucléiques, les sucres et les lipides, et sur leurs interactions. Ainsi, la biologie structurale s’intéresse à examiner en trois dimensions à l’échelle atomique la complexité et la diversité de ces différents types de macromolécules biologiques et leur fonctionnement.

Ce volet des sciences fondamentales en médecine utilise une grande variété de techniques biophysiques pour visualiser les molécules du vivant et mieux comprendre leur fonctionnement, telles la résonance magnétique nucléaire (RMN), la cristallographie aux rayons X, la diffusion de rayons X aux petits angles (SAXS) et la cryo-microscopie électronique (cryo-EM). Grâce à cette instrumentation de pointe, la recherche en biologie structurale permet de faire des découvertes importantes sur la base atomique et moléculaire des phénomènes biologiques et de faire progresser les connaissances sur le rôle des macromolécules biologiques dans les nombreuses pathologies infligeant le vivant.

Notre colloque sert de vitrine pour mettre de l’avant les récentes découvertes en ce sens où des scientifiques d’ici et d’ailleurs ayant démarré leur programme de recherche indépendant dans les dernières années présentent leurs recherches. Des présentations orales et par affiches offertes par des étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs ainsi que par des stagiaires postdoctoraux complètent le programme.

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 12 mai 2023

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