Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Benedicta Hartono : Université de Montréal
Bien que la fin des traitements pour un cancer hématologique puisse accentuer le désir de reprendre une vie normale, plusieurs survivants jeunes adultes réalisent que la vie après le cancer sera différente. Ils doivent apprendre à gérer des effets secondaires du cancer et des traitements comme une maladie chronique. Également, le cancer intervient dans une période critique, pouvant avoir des impacts sur l’identité, l’indépendance et les projets de vie. Cette clientèle se caractérise aussi par leur désir d’être plus autonome dans la gestion de leur santé. Il est alors nécessaire de bien outiller les survivants jeunes adultes à l’autogestion et d’identifier leurs besoins d’apprentissage spécifiques face aux enjeux biopsychosociaux potentiels. Bien que des écrits scientifiques décrivent des besoins informationnels de cette population, les composantes de l’apprentissage de l’autogestion semblent moins bien définies. Ce projet vise à identifier et comprendre des besoins d’apprentissage de l’autogestion de survivants jeunes adultes après la fin des traitements pour un cancer hématologique.
Une étude qualitative sera réalisée auprès de dix jeunes adultes (18-25 ans) survivants d’un cancer hématologique ayant terminé des traitements à visée curative. Des entrevues semi-dirigées seront réalisées. Ensuite, les verbatim seront analysés selon une approche itérative.
Ce projet contribuera à identifier des interventions éducatives favorisant la santé en contexte de survie au cancer
Le cancer touche près de deux Canadiens sur cinq. Grâce aux avancées technologiques récentes et aux multiples traitements disponibles, l’espérance de vie des personnes touchées par un cancer est prolongée. De fait, cette maladie est dorénavant perçue comme une maladie chronique en raison du besoin de surveiller l’état de santé et d’accompagner l’autogestion de la personne. Malgré le succès des traitements contre cette maladie, les personnes touchées par un cancer peuvent présenter des besoins non comblés quant à différentes sphères de leur vie (p. ex., retour au travail plus laborieux, apprentissage de la gestion de leurs symptômes).
Selon le cadre des soins de soutien proposé par Fitch (2005), les personnes touchées par un cancer pourraient être confrontées à différents besoins tout au long de leur parcours de soins, tels que ceux physiques (p. ex., symptômes), psychologiques (p. ex., changements corporels), émotionnels (p. ex., peur de la récurrence du cancer), pratiques (p. ex., enjeux financiers), informationnels (p. ex., apprentissage de l’autogestion), spirituels (p. ex., perte de sens) et sociaux (p. ex., changements quant aux rôles sociaux). La grande variabilité des besoins ressentis renforce la nécessité d’adopter une vision holistique et interprofessionnelle afin de favoriser un meilleur accompagnement ainsi qu’une meilleure prise en charge de cette clientèle.
En ce sens, il appert nécessaire de mieux comprendre les expériences des personnes touchées par un cancer et de mettre en place des interventions optimisant leur accompagnement. À cet égard, les chercheurs œuvrant en oncologie provenant de différentes disciplines (p. ex., infirmières, psychologues) jouent un rôle important pour répondre à cette problématique. Il reste ainsi à favoriser le maillage entre les chercheurs, les organismes communautaires (p. ex., Société canadienne du cancer) ainsi que les personnes touchées par le cancer pour développer des solutions mieux adaptées à leurs besoins.
Titre du colloque :