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Fanny-Alexandra Guimond : Université d'Ottawa
Plus de la moitié des jeunes ont une image négative de leur corps, ce qui est susceptible d’affecter leur ajustement scolaire. Ainsi, cette présentation vise à mieux comprendre les rapports peu documentés entre l’image corporelle, l’engagement scolaire et la motivation à l’école d’enfants et d’adolescents. Une première étude longitudinale qui porte sur l’insatisfaction corporelle et l’engagement scolaire chez 353 enfants sera présentée, ainsi que l’effet modérateur de facteurs de risque. Les résultats montrent que les enfants qui présentent une plus grande insatisfaction corporelle étaient moins engagés en classe, et ce surtout s’ils vivaient du rejet par leurs pairs ou des difficultés intériorisées. Une seconde étude longitudinale qui porte sur les préoccupations par rapport à l’image corporelle et le sentiment d’appartenance et de compétence à l’école chez 1 296 enfants et 1 390 adolescents sera présentée. Des modérateurs sont aussi examinés. Les résultats révèlent que les élèves qui étaient plus préoccupés par leur image corporelle ressentaient moins que leurs besoins d’appartenance et de compétence étaient comblés à l’école, et ce surtout s’ils se faisaient taquiner par leurs pairs ou s’ils recevaient peu de soutien de la part de leurs enseignants. Des différences liées au genre et à l’âge seront discutées. Somme toute, ces deux études soulignent l’importance de considérer l’image corporelle, un facteur peu étudié pouvant affecter le parcours scolaire des jeunes.
Nous vivons dans une société où l’apparence et l’alimentation occupent une place prépondérante. Bien qu’il y ait de plus en plus d’initiatives sociales visant à favoriser la diversité corporelle et les approches bienveillantes de l’alimentation, les normes sociétales en vigueur font en sorte que de très nombreuses personnes sont insatisfaites de leur image corporelle, souhaitent contrôler leur poids ou sont très préoccupées par ce qu’elles mangent. Le rapport que nous entretenons avec notre corps et avec la nourriture est lié à nos attitudes, émotions, croyances et comportements dans différentes sphères de la vie. Par exemple, notre façon de percevoir notre corps est inextricablement lié à notre rapport avec les aliments de même qu’à différents indicateurs de santé physique et psychologique. Nos comportements alimentaires et notre image corporelle influent également sur notre façon de percevoir les autres, notre envie (ou pas) d’entrer en relation avec eux et notre façon d’interagir avec eux. Or, de nombreuses personnes ont une perception négative de leur corps et un rapport conflictuel avec la nourriture. La récente pandémie de COVID-19 a d’ailleurs entraîné une exacerbation de la détresse liée à l’image corporelle et aux comportements alimentaires, notamment en raison de changements marqués dans la routine quotidienne des gens (ex. : confinement, accès constant à la nourriture, moins d’occasions d’activité physique, plus de temps passé sur les réseaux sociaux). C’est dans cette optique qu’il paraît important de poursuivre les recherches visant à mieux comprendre le rapport que les gens entretiennent avec leur corps et avec la nourriture.
Dans ce colloque, nous proposons donc de réunir des chercheurs et chercheuses qui travaillent à des problématiques liées au comportement alimentaire et/ou à l’image corporelle, et ce, dans l’objectif de : 1) faire émerger de nouvelles idées et collaborations de recherche; 2) informer les scientifiques et le grand public au sujet des dernières avancées dans le domaine; et 3) dégager des pistes d’intervention concrètes afin de mieux guider les intervenant·e·s qui travaillent auprès de personnes préoccupées par leur alimentation, leur poids et/ou leur image corporelle.
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