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Marie-Claude Boivin : Université de Montréal
Dans les grammaires scolaires, les descriptions du complément phrase (CdeP) et du modificateur du verbe (modificateur) sont assez détaillées et permettent de les distinguer l’un de l’autre dans de nombreux contextes syntaxiques. Les deux sont facultatifs; le CdeP est déplaçable et dédoublable (avec et cela se passe ou et il le fait), mais pas le modificateur. Or, certains faits résistent à cette dichotomie rigide et créent un flou dans les savoirs transposés. Le déplacement de doucement en (a) permettrait de l’analyser comme un CdeP (a. Doucement, Misti dort). Toutefois, le test de dédoublement en (b) suggère plutôt la fonction de modificateur (b. *Misti dort et ça se passe doucement), alors que celui avec et il le fait en (c) donne le résultat opposé (c. Misti dort, et il le fait doucement). La notion d’ambiguïté structurale, l’adjonction et des tests d’identification nouveaux seront proposés pour caractériser le CdeP et le modificateur, et les lier aux adverbes dits « de phrase ». Cette analyse met en évidence les limites de la transposition actuelle et pourra guider les choix et les interventions en classe de français au secondaire.
L’apprentissage du français passe, pour le meilleur et pour le pire, par l’apprentissage explicite de la grammaire et de l’orthographe. Cet enseignement occupe ainsi un temps de classe important tout au long de la scolarité obligatoire, et parfois même au-delà, comme en témoigne l’achalandage des centres d’aide en français des cégeps et des universités. Pourtant, les écueils sont grands et les résultats, pas toujours au rendez-vous. Ce colloque, dont c’est la 3e édition, vise à réunir des chercheurs et des praticiens autour de la question de l’enseignement et de l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe à tous les niveaux. Trois axes sont ainsi proposés : le premier a trait à l’apprenant, le second est centré sur les pratiques enseignantes et le troisième est consacré à la formation enseignante.
Axe 1 – L’apprenant : ses représentations ou ses conceptions, l’analyse de ses graphies, l’analyse de ses performances, ses raisonnements grammaticaux, l’influence de ses affects sur ses apprentissages langagiers.
Axe 2 – Les pratiques enseignantes : les pratiques novatrices, les dispositifs didactiques, les expériences sur le terrain, les enjeux de planification et d’évaluation.
Axe 3 – La formation enseignante : les défis de la formation initiale des enseignants, l’accompagnement et la formation des enseignants, la conseillance pédagogique en grammaire, les besoins de formation.
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