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L’impact des stéréotypes de genre sur la cognition des personnes transgenres et de personnes non-binaires, une approche transdisciplinaire

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Mina Guérin : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les sexes diffèrent dans de nombreuses fonctions neurocognitives. Ces différences entre les sexes sont appelées cognition sexuellement polymorphe (CPS) et sont influencées par le sexe et les hormones de stress. Des facteurs extrinsèques, tels que la présence de stéréotypes sexuels, influencent également la CPS. Certaines études ont étudié ce phénomène chez des participants cis hétérosexuels. Cependant, aucune étude ne mentionne l'impact des stéréotypes de genre sur les personnes de la diversité de genre, ce qui représentera donc l'objectif principal de cette étude. Nous émettons l'hypothèse que [1] les stéréotypes de genre influenceront la performance cognitive, négativement lorsque le stéréotype désavantage le participant et positivement lorsque le participant est avantagé. [2] Comme la détresse des personnes non binaires est plus élevée lorsqu'elles entendent des stéréotypes de genre, le stéréotype, quel que soit son type, diminuera la performance. [3] L'influence des stéréotypes sexuels sera expliquée par les niveaux d'hormones sexuelles et de stress.

Cette étude en cous de recrutement et financée par le CRSNG a pour but de recruter un total de 264 participants. Le protocole vous sera présenté lors de ce colloque.

Plusieurs retombées sont envisagées par cette étude. Notamment, en comprenant comment les stéréotypes de genre touche les personnes de la diversité de genre, il sera plus réalisable de lutter contre ces situations d’adversité.

Résumé du colloque

Depuis une dizaine d’années, les jeunes trans et non binaires (TNB) sont de plus en plus visibles au Québec, autant dans les médias, les politiques d’organismes qui les desservent que dans la société civile. En 2016, le Code civil et la Charte des droits et libertés de la personne ont été modifiés, notamment pour permettre aux mineurs trans d’obtenir un changement de la mention de sexe sur l’acte de naissance et protéger explicitement l’identité de genre contre les discriminations. En 2017, c’était au tour du gouvernement fédéral de légiférer en ajoutant des dispositions et aussi dans le Code criminel et dans la Charte canadienne des droits et libertés afin de mieux protéger l’identité et l’expression de genre. Depuis juin 2022, il est maintenant possible de demander la mention X sur les documents officiels. Ainsi, les jeunes trans sont non seulement plus visibles, mais aussi mieux protégé·e·s légalement. Cela dit, les situations d’exclusion, de violence et de non-reconnaissance perdurent, et les jeunes TNB continuent à vivre des situations d’adversité qui compromettent leur bien-être et leur inclusion.

C’est d’autant plus vrai pour les jeunes TNB qui se retrouvent à l’intersection de différents groupes historiquement marginalisés, qu’il soit question de jeunes migrant·e·s, racisé·e·s, autochtones, neurodivergent·e·s, en situation de handicap, etc. En effet, les situations d’oppression ne feraient pas que s’additionner, mais s’accumuleraient de manière exponentielle.

Comment les nouvelles connaissances dont nous disposons s’adaptent-elles aux jeunes TNB vivant à l’intersection de multiples dimensions sociales ? Comment assurer que la recherche répond réellement aux besoins des jeunes trans et non binaires, et à leurs communautés, particulièrement celles qui se retrouvent aux croisements de différentes identités sociales ? Quelles interventions s’avèrent les meilleures pour soutenir les jeunes TNB et faciliter le développement de leur résilience ?

Contexte

section icon Thème du congrès 2023 (90e édition) :
100 ans de savoirs pour un monde durable
section icon Date : 12 mai 2023

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