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Armel Didier Tella : UQO - Université du Québec en Outaouais
L’industrie événementielle a connu au cours des dernières années une évolution rapide exposant les projets événementiels à de nouvelles tendances qui s’appliquent à toutes les parties prenantes (Thélinaus, 2023). En effet, l’application des tendances événementielles repose largement sur l’intégration des différentes parties prenantes de la population cible (Dufour-Bouchard, 2022; Lesage, 2023).
Cette recherche s’intéresse à comprendre comment les gestionnaires intègrent les parties prenantes principales dans les projets événementiels en région : cas de la région de l'Outaouais. Dans cette étude, les principales parties prenantes identifiées dans les projets événementiels sont les gestionnaires, les prestataires de contenu et les clients. Le cadre théorique de la justification de Boltanski et Thévenot (1991) est mobilisé pour cette recherche.
L'étude de cas multiple, dont quatre projets événementiels ont été sélectionnés dans la région et 40 entrevues semi-structurées sont menées auprès des trois principales parties prenantes de chaque cas. Les résultats révèlent que l’intégration des parties prenantes autour d’une programmation qui suscite l’intérêt des différents acteurs impliqués est au cœur de la mise en œuvre et oriente les actions du gestionnaire sur cinq éléments incontournables. Ainsi, l’intégration des principales parties prenantes permet de mettre en valeur les artistes, la présentation de l’événement, le public, le partenariat et les nouvelles technologies.
Nous vivons dans un monde qui change. Ce changement est aujourd’hui sans précèdent, car il est rapide et s’accélère, touche tous les individus et leurs organisations – qu’elles soient sociales, culturelles ou économiques – et entraîne des ruptures par rapport à notre mode de vie antérieur. Ces ruptures sont les nouveaux enjeux de notre société selon le sociologue Hartmut Rosa. Cette période de changement est multi-systémique et complexe en raison de la diversité de ses composantes, de leurs interactions et de la limite des systèmes. Les conséquences sont doubles. Les premières sont négatives, car elles sont la source d’un mal-être aussi bien individuel – avec entre autres une désillusion ou une quête d’identité permanente – que sociétal du fait qu’il devient de plus en plus difficile de fixer un socle stable et solide de valeurs communes fédératrices. Cette situation conduit entre autres à des écarts sociaux et à une iniquité, tant culturels, éducationnels qu’économiques. Les secondes sont, à l’inverse, positives puisque cette période de changement est l’opportunité de revoir nos modes de fonctionnement, en repensant notre approche et notre rapport au monde.
De nouveaux modèles sont à inventer. De nouvelles perspectives à développer. Il nous faut retisser des liens, réencastrer les institutions, qui s'en sont peu à peu éloignées, à la société. Nous cherchons pour cela à observer les fondements, approches et pratiques de l'économie créative, dans l'objectif de contribuer à ce réencastrement et au mieux-être citoyen.
Dans cette optique, ce premier colloque vise à présenter les activités créatives dans les différents secteurs de l'économie créative (jeu vidéo, design, art, etc.) pour comprendre les dynamiques en place, tisser des liens entre domaines et entre disciplines, identifier les pratiques à même d'améliorer le mieux-être au Québec.
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