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Mathilde Daudon : Université de Montréal
La fertilité des vaches laitières a considérablement diminué depuis les années 50. Cela peut s’expliquer en partie par la forte mobilisation du tissu adipeux engendrée par la lactation. En effet, pendant la lactation, l’énergie ingérée est inférieure à l’énergie dépensée et les vaches rentrent en bilan énergétique négatif (BEN). Le tissu adipeux sécrète les adipokines connues pour réguler la fonction du follicule ovarien. Une famille d’adipokine a récemment caractérisé : Fibronectin type III domain-containing (FNDC). Le plus étudié est FNDC5 et son fragment clivé et sécrété appelé irisine. Le récepteur de FNDC5/irisine est un hétérodimère d’intégrine ITGAV/ITGB1. L'effet de FNDC5/irisine sur le fonctionnement de l'ovaire chez les vaches reste à élucider.
L’objectif de cette étude est de déterminer si l'irisine pourrait affecter la fertilité en agissant sur la stéroïdogenèse des cellules de la thèque bovines (bTC).
Nous avons d’abord étudié par RT-qPCR si FNDC5, ITGAV et ITGB1 étaient exprimés dans les bTC. Ensuite, nous avons déterminé l’effet de l’irisine sur la sécrétion de testostérone (ELISA), prolifération (BrdU) et enfin sur le métabolisme du glucose (absorption du glucose et sécrétion de lactate).
Nous avons alors montré que FNDC5, ITGAV et ITGB1 étaient exprimés dans les bTC. L'ajout d'irisine aux bTC en culture n’a pas eu d’effet sur la prolifération cellulaire et la sécrétion de testostérone. En revanche, l'irisine a diminué l’absorption du glucose et la sécrétion.
L’industrie animale, autrefois considérée comme locale, a subi une modernisation et une internationalisation notables qui lui ont conféré un rôle économique et social prépondérant dans notre société. Afin de répondre aux besoins de cette modernisation et d’améliorer la productivité des élevages, les animaux d’élevage ont subi une pression sélective intense. Ces changements, combinés à l’optimisation des méthodes d’élevage, ont permis de décupler le rendement des fermes animales. Toutefois, la sélection de certains critères a été faite au détriment de la fertilité. De plus, de nombreuses productions animales étant dans un milieu compétitif, il y a une recherche constante de nouvelles techniques d’optimisation de la reproduction pour réussir à surpasser les rendements tout en assurant le respect du bien-être animal. S’ajoutent aussi les pertes économiques récurrentes associées aux pathologies du système reproducteur. Ces besoins constants nécessitent l’appui de la science, autant fondamentale qu’appliquée. La communauté scientifique se donne donc corps et âme pour découvrir des pistes de solution pour les défis modernes de la reproduction animale.
Dans le cadre de ce colloque, nous aurons la chance d’accueillir :
Dr Marc-André Sirard, qui nous présentera une conférence intitulée Du début de la fécondation in vitro chez la vache à l’analyse épigénétique des animaux issus de cette technologie : 40 ans de progrès.
Titre du colloque :