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Charlotte Aebischer : Polytechnique Montréal
Il n’existe pas de cadre unique pour mesurer la performance d’un accélérateur et incubateur d’entreprises (AIE). Les approches et les parties prenantes à considérer sont nombreuses. Cela rend très complexe et chronophage le processus de mesure de performance pour ces structures. Cette étude de cas vise à simplifier le cadre de mesure de performance d’un AIE. Elle dresse d’abord un portrait complet du cadre de mesure de performance existant sur le terrain en interrogeant trois niveaux de parties prenantes : l’écosystème, les entrepreneurs accompagnés, les exigences internes. Différentes méthodes de recherche sont utilisées : des recherches documentaires, une observation participante ainsi que des entrevues. Ce cadre « terrain » est ensuite comparé à celui recommandé par la littérature scientifique. Cette comparaison est présentée au cas d’étude ainsi qu’à des acteurs de l’écosystème, afin de comprendre leurs attentes et objectifs quant à un tel cadre de mesure de performance. Cela permet d’induire une courte liste d’indicateurs de performance les plus pertinents à suivre pour simplifier le cadre de mesure de performance d’un AIE. Ce cadre unique prend en compte les besoins et attentes de chaque niveau de partie prenante, et permet aux AIE de rendre compte de leur performance de manière simple et efficace.
Le 12 mars 2020, le magazine Acfas avait publié un numéro spécial en entrepreneuriat (https://www.acfas.ca/publications/magazine/enjeux-recherche/entreprendre) dont le but était de promouvoir une discussion sur les défis de stimuler l’entrepreneuriat en milieu universitaire. Néanmoins, cette publication a été éclipsée par la déclaration de la pandémie de COVID-19 par l’Organisation mondiale de la santé. Le but de ce colloque est alors double : reprendre les discussions entamées au sujet de la publication du magazine de l’Acfas et nous demander comment ces enjeux ont changé trois ans plus tard, après une pandémie qui a été disruptive à plusieurs égards.
La problématique derrière l’atelier gravite autour du sujet de l’entrepreneuriat universitaire et scientifique. Comme plusieurs chercheurs qui ont contribué au numéro du magazine l’ont souligné, bien que le Québec « possède un très haut potentiel de développement des nouvelles connaissances (...), il semble manquer d’une stratégie efficace pour aider les universités à capturer les revenus générés par la recherche » (Aksoy). Saint-Jean est du même avis et explique à son tour que « les scientifiques qui deviennent entrepreneurs et qui se consacrent à l’entrepreneuriat ne sont pas légion », et que les centres d’entrepreneuriat universitaires se tournent alors vers l’entrepreneuriat étudiant comme alternative pour assurer un transfert de connaissances universitaires vers le marché par l’entrepreneuriat technologique. Pour complexifier la question, on ajoute les défis de l’entrepreneuriat responsable (Tremblay et al.), les enjeux de genre (Constantinidis) et l’importance de renforcer les liens entre les acteurs de l’écosystème (Veilleux), sans perdre de vue le défi particulier du paradoxe canadien de l’innovation, dont le Québec souffre également (Beaudry et Armellini).
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